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Les patients atteints de la maladie de Parkinson peuvent souffrir d’une série de symptômes affectant leurs mouvements, notamment la dyskinésie, qui provoque des mouvements involontaires de certaines parties du corps comme les membres, le tronc, ou le bassin. Ces patients ont parfois recours à des massages, pour réduire la dyskinésie, mais c’est une solution qui apporte un soulagement temporaire.

La dyskinésie provoque des mouvements involontaires

Une nouvelle étude explorant le potentiel d’un médicament expérimental pour réduire la gravité de cette maladie a donné des résultats prometteurs; les singes traités présentaient des symptômes nettement meilleurs dans les jours qui on suivi.
La dyskinésie n’est pas un symptôme de la maladie de Parkinson directement. Elle peut plutôt survenir comme un effet secondaire d’un médicament contre la maladie de Parkinson appelé lévodopa, qui est transporté au cerveau et converti en dopamine. Une carence en dopamine est considérée comme un facteur clé de la maladie de Parkinson, et des médicaments comme la lévodopa peuvent être utilisés pour remédier à cette carence.
Mais environ la moitié (40 à 50%) des personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui utilisent la lévodopa souffriront de dyskinésie après cinq ans de traitement, tandis que jusqu’à 80 % ressentiront cet effet secondaire après dix ans. Dans cette nouvelle étude, financée par le Royaume-Uni et réalisée par la société biotechnologique américaine Neurolixis, les scientifiques ont cherché à savoir comment traiter la dyskinésie avec un médicament expérimental appelé NLX-112.

Le NLX-112 stabilise la dyskinésie

Le NLX-112 cible des éléments du système sérotoninergique du cerveau qui, selon les scientifiques, provoquent la dyskinésie en libérant de la dopamine de manière irrégulière. En limitant la capacité de ces cellules à libérer des quantités fluctuantes de dopamine, le NLX-112 est conçu pour apporter une certaine stabilité et atténuer la nature erratique des symptômes de la dyskinésie.
Les scientifiques ont mené des expériences sur des ouistitis présentant à la fois des symptômes de type Parkinson et une dyskinésie après un traitement continu à la lévodopa. Le NLX-112 a été testé seul ou en combinaison avec la lévodopa, et l’équipe a constaté qu’il réduisait la dyskinésie, sans affecter de manière significative l’efficacité de la lévodopa.
Cela est considéré comme un énorme avantage, car des médicaments similaires ont montré une capacité à supprimer la dyskinésie, mais entravaient en même temps l’efficacité de la lévodopa. Lorsque le NLX-112 a été utilisé exclusivement, il a également amélioré les problèmes de mouvements.

La dyskinésie a un impact sur la qualité de vie

« Cette recherche prometteuse sur le NLX-112 nous permet d’espérer que nous pourrons trouver un traitement capable de s’attaquer à la dyskinésie, qui peut rendre les tâches quotidiennes, comme manger, écrire et marcher, extrêmement difficiles », déclare le Dr Arthur Roach, directeur de la recherche chez Parkinson’s UK. « Les personnes atteintes de Parkinson nous disent que c’est l’un des problèmes les plus critiques qui ont un impact sur la qualité de vie, nous sommes donc ravis que ce projet progresse de manière aussi positive ».
Le NLX-112 a été testé sur environ 500 sujets humains jusqu’à présent, y compris des essais pour traiter la douleur chez les diabétiques. Les chercheurs espèrent donc de passer à la phase 2 des essais cliniques sur des humains atteints de la maladie de Parkinson, qui devrait commencer avant la fin de l’année 2020.

Ce médicament pourrait améliorer la qualité de vie des patients

« Nous sommes ravis que le NLX-112 ait donné des résultats aussi positifs pour réduire la dyskinésie chez les ouistitis », déclare Adrian Newman-Tancredi, PhD, cofondateur et PDG de Neurolixis. « Si ces données précliniques sont reproduites dans les essais cliniques, le NLX-112 pourrait atténuer de manière significative la dyskinésie qui empêche de nombreux patients atteints de la maladie de Parkinson d’accomplir les tâches quotidiennes, améliorant ainsi leur qualité de vie.
Cette recherche a été publiée dans Neuropharmacology.
Source : Parkinson’s UK
Crédit photo : Pixabay