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Une récente étude a montré que le fait de vivre une ménopause tardive est associé à un niveau élevé de symptômes dépressifs, ce qui indiquent la dimension négative du bien-être mental. Cependant, la ménopause n’était pas liée à des dimensions positives du bien-être mental chez les femmes âgées de 47 à 55 ans.

Réduire les symptômes dépressifs de la ménopause

Ces résultats suggèrent également qu’un niveau élevé d’activité physique était lié à une diminution des symptômes dépressifs, à une plus grande satisfaction de la vie et à une plus grande affectivité positive chez les femmes ménopausées.
« Selon nos recherches, les femmes postménopausées présentaient plus de symptômes dépressifs que les femmes péri ou préménopausées », déclare Dmitriy Bondarev, doctorante en gérontologie de l’Université de Jyväskylä, en Finlande. « Dans le même temps, la ménopause n’était pas liée à un bien-être mental positif ».
La transition de la ménopause est divisée en trois étapes. La préménopause commence cinq à dix ans avant la ménopause avec une irrégularité progressive des cycles menstruels. La périménopause est la période précédant la dernière menstruation, lorsque la fonction des ovaires s’estompe sensiblement. La postménopause est la période qui suit la dernière menstruation.
La ménopause survient en moyenne entre 46 et 52 ans et signifie le vieillissement du système de reproduction de la femme, ce qui a un effet très important sur de nombreuses fonctions corporelles. Cependant, le lien entre la ménopause et le fonctionnement psychologique des femmes d’âge moyen a été moins étudié.

L’activité physique est bénéfique pour le bien-être mental

Les résultats de cette étude indiquent que quel que soit le statut de la ménopause, l’activité physique est bénéfique pour le bien-être mental des femmes d’âge moyen. « Les femmes physiquement actives présentaient moins de symptômes dépressifs, avaient des scores d’affectivité positifs plus élevés et étaient plus satisfaites dans vie que les femmes inactives », explique M. Bondarev.
« Ainsi, être physiquement active pendant la transition de la ménopause peut aider à résister à l’influence négative de la ménopause sur la symptomatologie dépressive et préserver un bien-être mental positif ».

Une étude faite auprès de plus de 1000 femmes

Cette étude fait partie de l’étude ERMA (Estrogenic Regulation of Muscle Apoptosis) qui a été menée auprès de plus de 1 000 femmes âgées de 47 à 55 ans vivant à Jyväskylä, en Finlande. Dans la présente étude, le stade de la ménopause a été déterminé par les concentrations d’hormones sériques et les carnets des menstruations. Les participantes ont déclaré elles-mêmes leur bien-être mental et leur activité physique.
Cette recherche a été publiée dans Menopause.
Source : University of Jyväskylä
Crédit photo sur Unsplash : Peter Boccia