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Une soirée dans un bar est trop souvent suivie d’une mauvaise journée. La plupart d’entre nous chercherait probablement une façon de se sortir de cet état; la dihydromyricétine (DHM) fait exactement cela. Et maintenant, des chercheurs de l’Université de Californie du Sud (USC) ont étudié son fonctionnement.

Le fonctionnement du dihydromyricétine 

La DHM est un composé généralement dérivé du fruit de l’arbre à raisin japonais. C’est un médicament traditionnel qui est utilisé depuis 500 ans et qui est vendu en pharmacie en vente libre comme remède contre la gueule de bois. Il existe des preuves de son efficacité, mais la manière exacte dont il fonctionne reste un mystère. C’est pourquoi des chercheurs de l’USC ont entrepris de découvrir son fonctionnement.
« Nous savons que le DHM aide le corps à métaboliser l’alcool plus rapidement, mais comment cela fonctionne-t-il », explique Jing Liang, auteur correspondant de cette étude. « Nous avons découvert qu’il active une cascade de mécanismes qui supprime l’alcool du corps très rapidement. »
L’équipe a testé ce médicament sur des souris, en donnant de l’éthanol à 36 animaux chaque jour pendant deux mois. Au fil du temps, la dose a été augmentée à environ 30 % de leur consommation alimentaire quotidienne. Certaines souris ont également reçu du DHM, puis l’équipe a étudié le foie de ces animaux pour comparer les blessures et d’autres indicateurs de stress.

Il augmente la production d’enzymes qui métabolisent l’alcool

Les chercheurs ont remarqué plusieurs améliorations dans le foie de souris qui avaient reçu du DHM. Ce médicament semble avoir augmenté la production d’enzymes qui métabolisent l’alcool, et a également renforcé leur efficacité. Les souris traitées avaient également moins de graisse accumulée dans leur tissu hépatique, et des niveaux réduits de cytokines inflammatoires, qui peuvent tous deux endommager cet organe.
« Au total, ces résultats confirment l’utilité du DHM en tant que complément alimentaire pour réduire les lésions hépatiques induites par l’éthanol via des modifications du métabolisme des lipides, l’amélioration du métabolisme de l’éthanol et la suppression des réactions inflammatoires pour favoriser la santé du foie », explique l’équipe. « Cette ligne de recherche suggère que le DHM agit sur de multiples voies pour promouvoir la santé du foie et contrecarrer les lésions dues à l’éthanol ».

Plusieurs autres utilisations potentielles

Cette nouvelle compréhension du DHM va au-delà de l’aide apportée aux gens pour qu’ils cessent de s’apitoyer sur leur sort un dimanche matin. Les chercheurs affirment qu’elle pourrait contribuer à atténuer les dommages causés au foie chez les personnes alcooliques, à prolonger la fonction hépatique chez les personnes en attente d’une transplantation ou à stimuler la fonction du foie nouvellement transplanté.
Cette recherche a été publiée dans Alcoholism: Clinical and Experimental Research.
Source : USC
Crédit photo : Pixabay