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Une nouvelle étude menée conjointement par des scientifiques de l’Institut d’immunologie de La Jolla (LJI) apporte de plus en plus de preuves que la maladie de Parkinson est en partie une maladie auto-immune. En fait, les chercheurs signalent que des signes d’auto-immunité peuvent apparaître chez les patients atteints de la maladie de Parkinson des années avant leur diagnostic officiel.

Une maladie auto-immune

Cette recherche pourrait permettre un jour de détecter la maladie de Parkinson avant l’apparition de symptômes moteurs débilitants – et éventuellement d’intervenir avec des thérapies pour ralentir la progression de cette maladie.
Les scientifiques savent depuis longtemps que des amas d’une protéine endommagée appelée alpha-synucléine s’accumulent dans les cellules cérébrales productrices de dopamine des patients atteints de la maladie de Parkinson. Ces amas finissent par entraîner la mort des cellules, ce qui provoque des symptômes moteurs et un déclin cognitif.
« Une fois que ces cellules ont disparu, elles ne reviennent plus. Donc, si vous êtes en mesure de diagnostiquer cette maladie le plus tôt possible, cela pourrait faire une énorme différence », explique le professeur Cecilia Lindestam Arlehamn, qui a été le premier auteur de cette nouvelle étude.

Les lymphocytes T attaquent par erreur des cellules du cerveau 

Une étude menée en 2017 par Sette et Sulzer a été la première à montrer que l’alpha-synucléine peut agir comme une balise pour certains lymphocytes T, les amenant à attaquer par erreur les cellules du cerveau et à contribuer potentiellement à la progression de la maladie de Parkinson. C’était la première preuve directe que l’auto-immunité pouvait jouer un rôle dans la maladie de Parkinson.
Les chercheurs ont effectué une analyse approfondie d’un patient atteint de la maladie de Parkinson dont les échantillons sanguins ont été conservés bien avant son diagnostic. Cette étude de cas a montré que le patient avait une forte réponse des cellules T à l’alpha-synucléine dix ans avant qu’on lui diagnostique la maladie de Parkinson. Les cellules T ont disparu dans les années qui ont suivi le diagnostic.
« Cela nous indique que la détection des réponses des cellules T pourrait aider au diagnostic des personnes à risques ou aux premiers stades du développement de cette maladie, lorsque de nombreux symptômes n’ont pas encore été détectés », explique M. Sette, un chercheur ayant participé à cette nouvelle étude. « Il est important de noter que nous pourrions rêver d’un scénario où une interférence précoce avec les réponses des cellules T pourrait empêcher la maladie de se manifester ou de progresser ».

Surveiller les patients déjà à risque

À l’avenir, les chercheurs s’intéresseront particulièrement à l’utilisation d’un outil appelé test basé sur les cellules T pour surveiller les patients déjà à risque de développer la maladie de Parkinson afin de voir s’ils pourraient bénéficier des thérapies TNF. Ces patients comprennent les personnes souffrant de troubles du sommeil paradoxal et de certaines mutations génétiques.
Cette recherche a été publiée dans Natures Communications.
Source : La Jolla Institute for Immunology
Crédit photo : Pixabay

La maladie de Parkinson serait une maladie auto-immunemartinBiologie
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