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Il est maintenant possible d’utiliser une puce peu coûteuse et alimentée par un téléphone intelligent comme détecteur pour identifier l’ADN dans le sang, l’ urine et d’ autres échantillons.

Un smartphone pour détecter l’ADN dans le sang

À l’heure actuelle, les tests d’identification de l’ADN sont effectués dans des laboratoires utilisant des équipements spécialisés coûteux. Pour rendre ce processus plus rapide et moins cher, Ming Chen de l’Université de médecine militaire en Chine et ses collègues ont développé un détecteur d’ADN portable composé de pièces imprimées en 3D qui se fixent à un smartphone.
Ce dispositif peut détecter l’ADN sur la base de mutations caractéristiques ou de courtes séquences génétiques. Il coûte moins de 10 $ à fabriquer, ne pèse que 60 grammes et prend 80 minutes pour produire un résultat.
Ce détecteur est alimenté par la chaleur du smartphone. Des échantillons peuvent être chargés dans le détecteur et mélangés avec des produits chimiques préremplis qui s’allument ou changent de couleur s’il y a de l’ADN qui correspond. Les signaux sont détectés à travers l’objectif de l’appareil photo du smartphone et une boîte à lumière affiche les résultats.
Des tests ont montré que l’appareil peut détecter des conditions génétiques comme l’alpha et la bêta-thalassémie dans le sang. Il a également identifié des personnes dont un gène les rend plus sensibles à l’intoxication alcoolique à partir d’échantillons prélevés sur leurs joues internes.

Une précision d’environ 97%

Il a identifié des bactéries E. coli dans l’urine, le lait et l’eau des rivières. Il a également identifié une bactérie qui attaque les plants de kiwi dans des échantillons broyés des feuilles de cette plante.
Dans l’ensemble, la précision de l’appareil était d’environ 97% par rapport aux méthodes de laboratoire standard. Les chercheurs disent que ce dispositif pourrait également être modifié pour identifier l’ARN, ce qui serait utile pour détecter des virus à ARN comme le virus covid-19 qui est responsable de la pandémie de coronavirus.
Jacqueline Savard de l’Université Deakin en Australie affirme que cette technologie a le potentiel de causer des conséquences inattendues si elle est utilisée en dehors des contextes cliniques normaux, car les gens n’auraient pas accès à du soutien et à des conseils si l’appareil montre des résultats positifs pour une maladie.
Cette recherche a été publiée dans Science Advances.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay