une-découvert-clé-contre-le-cancer-du-sein
La plupart des cancers du sein utilisent l’hormone féminine, œstrogène, pour se développer, de sorte que la privation d’œstrogène induite par des médicaments est utilisée comme traitement chez de nombreuses patientes. Toutefois, le cancer réapparaîtra chez un tiers de ces patientes.

Le cancer du sein survie malgré la privation d’œstrogènes

Une équipe de recherche du Norris Cotton Cancer Center de Dartmouth et Dartmouth-Hitchcock, dirigée par le docteur Todd W. Miller, tente de comprendre pourquoi les cellules cancéreuses du sein en dormance survivent malgré la privation d’œstrogènes.
L’équipe a découvert qu’un médicament antidiabétique, la metformine, qui est testé dans de nombreux essais cliniques comme agent anticancéreux, activait en fait le métabolisme des graisses qui protège les cellules cancéreuses du sein dormantes pendant la privation d’œstrogènes.
Ces résultats suggèrent que ce médicament a des effets dépendant du contexte sur les cellules cancéreuses.  Le fait de savoir que la metformine a des effets dépendants du contexte sur les cellules cancéreuses permettra de mieux comprendre les essais cliniques en cours et antérieurs sur la metformine, et contribuera à la conception des essais à venir.

Développer des médicaments ciblant le métabolisme des graisses

« Notre étude indique que le développement de médicaments ciblant le métabolisme des graisses est pertinent pour le cancer du sein. Plus intéressant encore, les médicaments anti-angine qui bloquent le métabolisme des graisses pourraient être rapidement reconvertis en traitements potentiels pour le cancer et testés dans le cadre d’essais cliniques », déclare M. Miller.
Les prochaines étapes comprennent des essais cliniques pour tester les médicaments qui bloquent le métabolisme des graisses dans le cancer du sein. « Nous concevons également des études précliniques pour disséquer plus en détail les rôles du métabolisme des graisses dans le cancer du sein et d’autres cancers, dans le but d’identifier des cibles thérapeutiques plus précises qui tueront sélectivement les cellules cancéreuses et ne nuiront pas aux cellules saines », note M. Miller.
Cette recherche a été publiée dans Clinical Cancer Research.
Source : Geisel School of Medecine
Crédit photo : Pexels