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Même si nous pensons que la vie est forte et est présente partout sur Terre, elle dépasse toujours nos attentes. Une nouvelle étude du MIT a révélé que E. coli et la levure peuvent survivre dans une atmosphère composée à 100 % d’hydrogène. Et cela pourrait avoir des implications fascinantes pour la vie sur d’autres planètes.

Des atmosphères d’hydrogène

Dans la chasse à la vie extraterrestre, nous nous concentrons surtout sur les planètes qui ressemblent le plus à la Terre. Mais en faisant cela, nous risquons de nous limiter. Même sans quitter notre planète, on a trouvé des microbes vivant dans les endroits les plus chauds et les plus froids de la Terre, s’élevant dans la haute atmosphère et colonisant les rochers à 400 kilomètres sous le fond des mers. Des tests ont même montré que certaines espèces sont adaptées aux conditions difficiles de l’espace.
Mais malgré cela, en ce qui concerne les exoplanètes, nous avons adopté une vision relativement simpliste de l’habitabilité. Les humains ne sont peut-être pas à l’aise dans les déserts glacés de Mars ou les lacs de méthane de Titan, mais cela pourrait être des endroits parfaits pour certains microbes.
Les exoplanètes dont l’atmosphère est principalement composée d’hydrogène ont toujours été considérées comme inhabitables, mais peu de recherches ont été menées pour vérifier si c’était le cas. L’équipe du MIT s’est donc intéressé à cette question.

E. coli et de la levure ont survécu

Les chercheurs ont exposé des cultures d’E. coli et de levure à des atmosphères composées à 100 % d’hydrogène et, à leur grande surprise, ces microorganismes se sont bien comportés. Leur reproduction s’est quelque peu ralenti, mais cela ne les a pas arrêtés. Pour E. coli, le taux de reproduction a diminué environ de moitié, tandis que la levure était environ 2,5 fois plus lente à se multiplier. Selon l’équipe, cela est probablement dû au manque d’oxygène.
Cette découverte signifie que nous pourrions avoir besoin de réviser les critères de ce qui constitue une planète habitable. Les super-terres à forte teneur en hydrogène, par exemple, pourraient être un bon point de départ, et de manière assez pratique, elles pourraient être plus faciles à repérer que d’autres types de planètes. En effet, les atmosphères d’hydrogène peuvent s’étendre plus haut de la surface.

Détecter la vie

Mieux encore, l’équipe dit aussi que nous pourrions déjà être en mesure de savoir si l’une de ces planètes abrite réellement une vie extraterrestre. E. coli et d’autres organismes peuvent produire des gaz comme l’ammoniac, le diméthylsulfure, l’oxyde nitreux et le méthane. La détection de ces gaz dans des atmosphères autrement dominées par l’hydrogène pourrait indiquer qu’il y a de la vie sur ces exoplanètes,
Cette recherche a été publiée dans Nature Astronomy.
Source : MIT
Crédit photo : Pixabay

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