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Des chercheurs ont pris des initiatives positives en vue de l’utilisation de particules à base de virus végétaux (phytovirus) pour le traitement des maladies auto-immunes humaines, telles que le diabète de type 1 et la polyarthrite rhumatoïde. Les virus sont des structures naturelles à l’échelle nanométrique qui s’auto-assemblent et qui ont été exploitées dans les domaines de l’électronique, de l’agriculture et de la médecine.

Reprogrammer des phytovirus

Les protéines de revêtement génétiquement codées par des nanoparticules virales (VNPs) peuvent être reprogrammées pour incorporer de nouvelles séquences pour des fonctions spécifiques. Les virus des plantes ont l’avantage de ne pas pouvoir se répliquer chez les mammifères, ce qui les rend plus sûrs pour des applications médicales.
Dans cette étude menée par l’Université de Vérone, en Italie, les scientifiques ont cherché à savoir si les VNPs conçues pour générer une séquence protéique spécifique pouvaient aider à prévenir ou à traiter le diabète de type 1 et la polyarthrite rhumatoïde.
Ils ont utilisé des constructions du virus de la mosaïque du niébé (CPMV) développées dans le laboratoire Lomonossoff du Centre John Innes. Ces VNPs présentaient des peptides associés au diabète de type 1 afin de moduler la réponse du système immunitaire. Les chercheurs ont également utilisé d’autres VNPs, en mettant au point un virus de la tomate buissonnante avec des peptides associés à la polyarthrite rhumatoïde.

Traiter des maladies auto-immunes

En utilisant des modèles animaux pour analyser les réponses du système immunitaire, les chercheurs ont découvert que ces nanoparticules remaniées offraient des avantages thérapeutiques dans les deux cas : une protection contre le diabète de type 1 et une amélioration des symptômes de la polyarthrite rhumatoïde.
D’autres essais précliniques et cliniques suivront ces travaux. En cas de succès, ils pourraient ouvrir la voie au développement de virus végétaux pour le traitement clinique des maladies auto-immunes humaines.
Cette recherche a été publiée dans Science Advances.
Source : John Innes Centre
Crédit photo : Pexels