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Une nouvelle étude menée par des scientifiques de la Washington University School of Medicine à St. Louis, a révélé qu’une nouvelle thérapie génique peut prévenir l’obésité et développer les muscles sans avoir besoin de faire de l’exercice, chez des souris nourries avec un régime riche en graisses.

Une thérapie pour prévenir l’obésité et développer les muscles

La follistatine, une protéine exprimée dans presque tous les tissus animaux, a été découverte et décrite pour la première fois à la fin des années 1980. D’abord étudiée pour son rôle d’hormone de reproduction, la follistatine s’est ensuite avérée influencer un certain nombre de processus cellulaires, dont la production de cellules musculaires.
Des études antérieures sur les animaux ont démontré que les thérapies géniques conçues pour augmenter l’expression de la follistatine peuvent contrecarrer certaines maladies musculaires dégénératives. Ces nouvelles recherches ont permis de déterminer si ce type de thérapie pouvait aider à traiter l’arthrose en augmentant la masse musculaire et en réduisant l’inflammation métabolique liée à l’obésité.
« L’obésité est le facteur de risque le plus courant pour l’arthrose », explique Farshid Guilak, chercheur principal de cette nouvelle recherche. « Le surpoids peut entraver la capacité d’une personne à faire de l’exercice et à bénéficier pleinement d’une thérapie physique ».
Cette étude a porté sur de jeunes souris recevant un seul traitement de cette thérapie génique conçu pour améliorer l’expression de la follistatine. Les animaux ont reçu un régime alimentaire riche en graisses et la progression de l’arthrose post-lésionnelle a été observée.

Les souris ont refait leur masse musculaire

Guilak décrit ces résultats comme étant « profonds », les animaux construisant de la masse musculaire sans prendre de poids supplémentaire, bien qu’ils aient été nourris avec un régime riche en graisses et qu’ils n’aient pas fait plus d’exercice que la normale. Ca thérapie génique a notamment permis d’atténuer la dégénérescence du cartilage, l’inflammation synoviale et le remodelage osseux liés aux lésions articulaires et à l’arthrose.
« Nous avons identifié ici un moyen d’utiliser une thérapie génique pour reconstruire rapidement des muscles », explique M. Guilak. « Elle a eu un effet profond chez ces souris et a permis de contrôler leur poids, ce qui suggère qu’une approche similaire pourrait être efficace contre l’arthrite, en particulier dans les cas d’obésité morbide ».
Cette nouvelle recherche suggère que la thérapie génique à la follistatine génère un certain nombre d’effets multifactoriels, influençant non seulement la masse musculaire, mais aussi plusieurs activités métaboliques qui peuvent d’une certaine manière minimiser les apports caloriques dans les régimes alimentaires riches en graisses.

De futures thérapies géniques chez l’homme

M. Guilak est réaliste quant à la distance qui sépare actuellement les recherches de son équipe d’un traitement clinique chez l’homme, mais cette découverte laisse entrevoir de futures thérapies géniques chez l’homme qui pourraient traiter l’obésité sans modification majeure du régime alimentaire, ou développer une masse musculaire des sujets incapables de faire de l’exercice.
« Une telle thérapie pourrait prendre des années à mettre au point, mais nous sommes enthousiasmés par ses perspectives de réduction des dommages articulaires liés à l’arthrose, ainsi que par son éventuelle utilité dans les cas d’extrêmes obésité », conclut M. Guilak.
Cette recherche a été publiée dans Science Advances.
Source : Washington University School of Medicine in St. Louis
Crédit photo : Pixabay

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