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Une nouvelle étude a révélé que les astronautes excrétaient moins de sodium dans l’espace que sur Terre – une constatation qui pourrait avoir des implications sur la santé cardiaque des futurs voyageurs de l’espace.

Les astronautes excrètent moins de sodium

Des recherches antérieures montrent que l’exploration du cosmos présente toute une série de risques pour la santé des humains, affectant le cerveau, les yeux et les os. Les voyages spatiaux ont un impact particulièrement notable sur le système cardiovasculaire.
Sans l’attraction de la gravité, le sang et l’eau se déplacent dans le haut du corps et la tête de l’astronaute, ce qui donne au visage une apparence bouffie. L’absence de pesanteur entraîne une diminution de la production de sang et d’eau dans le corps, ce qui déshydrate les astronautes à leur retour sur Terre.
Cette nouvelle recherche se concentre sur les peptides natriurétiques cardiaques, une hormone qui aide le corps à uriner le sodium. Les chercheurs ont déclaré que cette étude était la première à mesurer ces peptides chez les astronautes suivant un régime alimentaire à forte teneur en sodium par rapport à celui à faible teneur en sodium dans l’espace et sur Terre.

Deux régimes en sodium ont été testés

Cette étude a examiné huit astronautes de sexe masculin qui ont suivi un régime à faible teneur en sodium et un régime à forte teneur en sodium dans l’espace et sur Terre. Le régime pauvre en sodium était de 2 grammes par jour et le régime riche en sodium était de 5,5 grammes. De plus, 16 cosmonautes ont été évalués pour les changements de volume sanguin avant, pendant et après leur séjour dans l’espace.
Cette étude a révélé que pendant leur séjour dans l’espace, les astronautes excrétaient moins de sodium et que leur taux d’hormones cardiaques était plus faible que lorsqu’ils étaient sur Terre, quel que soit leur régime alimentaire en sodium. « Une des principales conclusions de notre étude est que dans l’espace, bien que les concentrations de peptides natriurétiques cardiaques répondent aux changements de l’apport en sodium, elles sont ramenées à des niveaux plus faibles », ont écrit les auteurs.
Chez les astronautes, les niveaux de volume sanguin étaient également plus bas dans l’espace que sur Terre. Le Dr Michael Bungo, qui n’a pas participé à cette  recherche, a déclaré que cette étude vient s’ajouter à l’ensemble croissant de preuves que les voyages spatiaux ont un impact profond sur le corps humain.

À court terme des changements non délétères

« Dans le court terme – six mois ou moins – aucun de ces changements n’est délétère. Mais quels sont les effets à long terme si nous allons sur Mars pour un voyage de trois ans ? Et si les humains commencent à vivre dans l’espace pendant une longue période », a déclaré Bungo. Il y a toute une série de questions, et la réponse à chacune d’entre elles est : « nous ne savons tout simplement pas ».
Cette recherche a été publiée dans Circulation.
Source : American Heart Association
Crédit photo : Pixabay