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Alors que nous vivons dans des villes et bâtiments de plus en plus polluées, un dispositif pouvant détecter le dioxyde de carbone devient une nécessité. Des chercheurs ont résolu ce problème en fabriquant un tel détecteur avec une simple feuille de papier, ce qui pourrait permettre d’en avoir presque partout à un prix dérisoire.

Un détecteur de dioxyde de carbone

« On peut essentiellement le considérer comme un papier de tournesol pour le dioxyde de carbone », a déclaré Al Meldrum, professeur au département de physique et coauteur de cette étude menée par Hui Wang, étudiant de troisième cycle.
« Ce travail a montré que vous pouvez fabriquer un détecteur de dioxyde de carbone très sensible à partir d’un simple morceau de papier. On pourrait facilement imaginer des détecteurs de dioxyde de carbone ou d’autres gaz produits en masse en utilisant les mêmes méthodes de base ».
Ce détecteur, qui change de couleur en fonction de la quantité de dioxyde de carbone dans l’environnement, a de nombreuses applications potentielles, des industries qui utilisent le dioxyde de carbone aux bâtiments intelligents. Et grâce à sa base en papier, ce détecteur est peu coûteux à créer et fournit un modèle simple pour la production de masse.
« Dans les bâtiments intelligents, les détecteurs de dioxyde de carbone peuvent vous renseigner sur l’occupation et les endroits où les gens ont tendance à se rassembler et à passer leur temps, en détectant le dioxyde de carbone exhalé lorsque nous respirons », a expliqué M. Meldrum.

Une alternative bon marché aux détecteurs standards

« Cela peut aider lors de la conception des bâtiments. Les détecteurs de dioxyde de carbone peuvent actuellement coûter très chers s’ils sont suffisamment sensibles pour de nombreuses applications, une alternative bon marché et produite en masse pourrait donc être bénéfique pour ces applications ».
Si d’autres recherches démontrent sa capacité à détecter avec une grande précision le CO2 et que ses performances à long terme sont bonnes, un détecteur produit en masse nécessiterait une conception, une optimisation et un conditionnement plus poussés. Mais au final, nous aurions enfin un détecteur qui nous renseignerait très rapidement de la présence de dangereux gaz pour les humains.
Cette recherche a été publié dans ACS Applied Materials and Interfaces.
Source : University of Alberta
Crédit photo : Pexels