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Les cellules immunitaires appelées éosinophiles pourraient être une partie essentielle du processus qui active la « graisse beige », comme le montre une étude sur les souris. Si de futures recherches confirment cette hypothèse, ces cellules pourraient être une cible pour les thérapies anti-obésité à venir.

Trois types de tissu adipeux

Il existe trois types de tissu adipeux, dans le corps humain. « Pour faire simple, la graisse blanche – ce à quoi nous pensons généralement quand nous pensons à la graisse – elle stocke l’excès d’énergie », explique le Dr Kate Quinlan, auteur principal de cette étude.
« La graisse brune, en revanche, peut brûler de l’énergie, en générant de la chaleur dans un processus appelé thermogénèse. Ce phénomène est particulièrement important chez les bébés et les animaux en hibernation et, plus récemment, il a également été démontré qu’il était présent chez les humains adultes. « La graisse beige est un type de graisse brûlant de l’énergie récemment découvert, qui peut se trouver dans le tissu adipeux blanc pour effectuer la thermogénèse au lieu de stocker de l’énergie ».
L’équipe a étudié un modèle de souris mutante qui résiste à l’obésité. Ils ont découvert qu’il avait une activation accrue de la graisse beige. « Naturellement, nous étions curieux de savoir pourquoi », dit le Dr Quinlan. « Nous avons également noté que cette souris mutante avait plus de cellules immunitaires appelées éosinophiles, et nous nous sommes demandé si c’était la réponse. »
Lors d’une expérience, les auteurs ont transplanté ces cellules immunitaires des souris mutantes dans des souris normales. Les souris receveuses ont fini par être protégées contre l’obésité en suivant un régime alimentaire riche en graisses et en sucre. Cela suggère que ces cellules immunitaires, dont on sait qu’elles résident dans la graisse et la signalent, sont impliquées dans l’activation de la graisse beige et donc la résistance à l’obésité.

Les éosinophiles régulent le métabolisme

« Bien que de nombreuses cellules immunitaires différentes puissent être importantes, nous travaillons sur l’hypothèse que la régulation du métabolisme implique les éosinophiles », explique le Dr Quinlan. Les éosinophiles sont un type rare de cellules immunitaires importantes dans la réponse immunitaire à une infection parasitaire. Ils sont impliqués dans l’asthme, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, mais on pense qu’ils sont bénéfiques dans la thermogenèse des graisses.
« Chez la souris mutante, il y avait plus d’éosinophiles dans le tissu adipeux et ces éosinophiles avaient des profils d’expression génétique uniques », explique le Dr Quinlan. « Nous avons également trouvé des preuves que les éosinophiles sécrètent des molécules de signalisation qui jouent un rôle dans l’activation de la graisse beige, fournissant un lien possible entre ces cellules immunitaires et leur fonction bénéfique dans le tissu adipeux ».
L’obésité est une épidémie sanitaire mondiale. En 2016, plus de 1,9 milliard d’adultes étaient en surpoids, et plus de 650 millions étaient classés comme obèses. « C’est un problème très grave car l’obésité est associée à un risque accru de maladies chroniques, telles que le diabète et les maladies cardiaques », déclare le Dr Quinlan.

Les éosinophiles et l’activation de la graisse beige

« Transformer la graisse blanche qui stocke l’énergie en graisse beige qui brûle l’énergie est une stratégie thérapeutique intéressante contre l’obésité, mais actuellement les mécanismes qui dirigent ce processus dans le corps ne sont pas bien compris », dit le Dr Quinlan. « Bien que nous ayons besoin de faire plus de recherches pour valider notre hypothèse, ces travaux suggèrent que les éosinophiles pourraient jouer un rôle plus important dans l’activation de la graisse beige que ce que l’on pensait auparavant ».
Le Dr Quinlan et son équipe de recherche se concentrent maintenant sur la découverte de nouveaux facteurs que les éosinophiles sécrètent pour stimuler l’activation de la graisse beige. Ces facteurs pourraient constituer la base de futures thérapies pour activer la graisse beige et travailler à faire régresser l’obésité chez l’humain.
Cette recherche a été publiée dans Nature Communications.
Source : University of New South Wales
Crédit photo : Pixabay

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Les cellules immunitaires appelées éosinophiles pourraient être une partie essentielle du processus qui active la 'graisse beige', comme le montre une étude sur les souris. Si de futures recherches confirment cette hypothèse, ces cellules pourraient être une cible pour les thérapies anti-obésité à venir. Trois types de tissu adipeux Il existe...