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Tout le monde sait que marcher sur du sable mou est plus difficile que de marcher sur un trottoir qui est plus dur. De même, les scientifiques du MIT suggèrent maintenant que si le revêtement des routes était rendu plus rigide, les gros camions consommeraient moins de carburant.

Un revêtement plus rigide

L’asphalte peut ne pas nous sembler particulièrement mou lorsque nous marchons dessus, mais c’est seulement parce que nous ne pesons pas plusieurs milliers de kilos. Le poids élevé d’un camion de transport, en revanche, fait que l’asphalte dévie légèrement vers le bas sous chaque roue.
Par conséquent, le camion est constamment en train d’essayer de sortir d’une dépression légère de la route. Cela signifie qu’il consomme plus de carburant qu’il ne le ferait autrement, produisant ainsi plus d’émissions de dioxyde de carbone. Selon les chercheurs du MIT Hessam Azarijafari, Jeremy Gregory et Randolph Kirchain, ce problème pourrait être atténué si les routes étaient faites de matériaux plus rigides.
Il pourrait s’agir de l’asphalte traditionnel, auquel on ajouterait une petite quantité de fibres synthétiques relativement peu coûteuses ou de nanotubes de carbone – environ 10 % du mélange total ferait une grande différence. Une autre solution consisterait à utiliser un granulat de plus grande qualité lors du mélange de l’asphalte, ce qui donnerait un produit fini composé de plus de roches et moins de liant.

Des routes en béton

Une autre approche consisterait à fabriquer les routes simplement en béton au lieu de l’asphalte. Bien que cette solution soit plus coûteuse au départ, les routes dureraient plus longtemps, ce qui signifie que les coûts seraient réduits à long terme.
Selon les calculs des scientifiques, si 10 % des revêtements routiers américains étaient rendus plus rigides chaque année au cours des 50 prochaines années, on éviterait au total 440 mégatonnes d’émissions d’équivalent dioxyde de carbone. Bien que cela ne représente que 0,5 % du total des émissions liées aux transports, ce chiffre reste significatif.
Cela dit, les chercheurs admettent que même si les routes plus rigides nécessiteraient probablement moins de réparations que les routes « souples », les modifications du processus de construction pourraient les rendre plus coûteuses au départ, mais qu’à long terme elles permettraient de réduire les émissions de CO2.
Cette recherche a été publiée dans Transportation Research Record.
Source : MIT
Crédit photo : PXhere