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Une nouvelle recherche de l’université de Caroline du Sud découvre exactement comment la maladie du foie gras non alcoolique (NAFLD) influence les conditions neurologiques associées à la maladie d’Alzheimer. Cette étude décrit comment une certaine protéine produite dans le foie peut voyager jusqu’au cerveau et déclencher une neuro-inflammation.

La maladie d’Alzheimer et le foie

Cette nouvelle recherche se concentre sur une protéine particulière appelée Lipocalin-2 (Lcn2). Des études antérieures ont détecté des niveaux anormalement élevés de Lcn2 chez les patients atteints de NAFLD, et cette protéine a été associée à une inflammation aiguë et chronique. L’hypothèse que cette nouvelle étude est de savoir si la Lcn2 est l’agent causal liant la maladie du foie à la neuro-inflammation.
À l’aide d’un modèle de souris, les chercheurs ont effectivement démontré comment des niveaux élevés de Lcn2 circulant dans le sang peuvent activer un certain nombre de processus pro-inflammatoires dans le cerveau. Cette étude suggère également que la Lcn2 induit un affaiblissement de la barrière hémato-encéphalique, ce qui augmente l’expression des molécules inflammatoires dans les cellules endothéliales du cerveau.
« La lipocaline 2 est l’un des principaux médiateurs exclusivement produits dans le foie et circulant dans tout le corps chez les personnes atteintes de stéatohépatite non alcoolique – ou NASH – qui est une forme plus avancée de NAFLD », explique Saurabh Chatterjee, l’un des chercheurs travaillant sur ce projet. « Cette recherche est extrêmement importante car il a été démontré que les patients atteints de NAFLD développent des symptômes de type Alzheimer et Parkinson lorsqu’ils sont âgés. Les scientifiques peuvent utiliser ces résultats pour faire progresser nos connaissances sur les complications neuro-inflammatoires chez les patients atteints de NAFLD et mettre au point des traitements appropriés ».

10 % des Américains souffrent de NASH

Selon des estimations récentes, jusqu’à 10 % des Américains souffrent de stéatohépatite non alcoolique. Ce mécanisme récemment découvert, qui relie la maladie du foie et la neuro-inflammation, met en évidence un facteur de risque majeur de maladie neurodégénérative. Compte tenu du nombre croissant de recherches qui mettent en évidence le rôle de l’inflammation dans de nombreuses maladies liées au déclin cognitif, M. Chatterjee estime que cette nouvelle description du lien entre le foie et le cerveau devrait éclairer les nouvelles recherches sur des maladies telles que la maladie d’Alzheimer.
« Notre étude pourrait aider à concevoir de nouvelles approches thérapeutiques pour contrer la pathologie neuro-inflammatoire de la stéatohépatite non alcoolique mais aussi d’autres pathologies cérébrales associées aux maladies inflammatoires chroniques », déclare M. Chatterjee.
Cette étude a été publiée dans Journal of Neuroinflammation.
Source : University of South Carolina
Crédit photo : Pixabay