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Les chercheurs du centre d’excellence en neurosciences de LSU Health New Orleans et leurs collègues ont découvert une nouvelle classe de médicaments pour soulager la douleur et réduire la fièvre sans risque de dépendance ou de dommages au foie ou aux reins.

Une nouvelle classe d’analgésiques

Les médicaments actuels ont des effets secondaires indésirables. Les opioïdes peuvent non seulement causer une dépendance, et des études récentes ont montré qu’ils ne peuvent pas être plus efficaces pour soulager la douleur que les médicaments non narcotiques. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent causer des lésions rénales. L’acétaminophène est un médicament efficace, mais sa surconsommation peut entraîner des lésions hépatiques.
L’équipe de recherche, dirigée par les docteurs Hernan A. Bazan, professeur au département de chirurgie a entrepris de découvrir les causes des lésions hépatiques associées à l’acétaminophène, puis de créer un médicament structurellement similaire à cette molécule – et qui serait aussi efficace, mais sans cette toxicité hépatique. Avec l’équipe de chimie dirigée par le professeur Julio Alvarez-Builla, du département de chimie organique de l’université d’Alcala à Madrid, ils ont testé 21 composés différents comme analogues de l’acétaminophène.

Aucune hépatotoxicité

L’auteur principal le docteur Nicolas Bazan a déclaré : « ces nouvelles molécules chimiques ont réduit la douleur dans deux modèles sans la toxicité hépatique et rénale associée aux analgésiques actuels en vente libre qui sont couramment utilisés pour traiter la douleur — l’acétaminophène et les AINS. Elles ont également réduit la fièvre dans un modèle pyrétique. Ceci est particulièrement important dans la recherche d’un antipyrétique au profil plus sûr dans la pandémie de COVID-19 et de la maladie rénale et hépatique qui lui est associée chez les patients gravement malades et qui sont atteints du SRAS-CoV-2″.
« Compte tenu de l’utilisation généralisée de l’acétaminophène, du risque d’hépatotoxicité en cas de surconsommation et de l’épidémie d’opiacés qui se poursuit, ces nouvelles molécules chimiques représentent de nouveaux analgésiques non narcotiques qui excluent l’hépatotoxicité, dont le développement pourrait mener à un traitement plus sûr de la douleur aiguë et chronique et de la fièvre », ajoute le Dr Nicolas Bazan.
Cette recherche a été publiée dans European Journal of Medicinal Chemistry.
Source : LSU Health New Orleans
Crédit photo : Pexels

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