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Une étude d’imagerie du cerveau des vétérans atteints du syndrome de la guerre du Golfe (SGG) et des patients atteints du syndrome de fatigue chronique (SFC), a montré que ces deux maladies produisent des modèles d’activités cérébrales anormaux et distinctement différents après un exercice modéré. Le résultat de cette étude pourrait affecter les traitements des vétérans atteints du syndrome de la guerre du Golfe.

Des modèles d’activités cérébrales anormaux 

Alors qu’on estime que le SFC touche 0,2 à 2 % de la population américaine, le SGG est une maladie à symptômes multiples qui touche environ 25 à 30 % des quelque 700 000 militaires qui ont participé à la guerre du Golfe en 1990-1991.
Ces deux maladies ont de nombreux symptômes en commun, notamment des problèmes cognitifs et de mémoire (souvent décrits comme un « brouillard cérébral »), des douleurs et de la fatigue après un exercice léger à modéré. Certains établissements médicaux, dont le ministère américain des anciens combattants (VA), citent le SFC comme un symptôme du SGG (appelée maladie chronique à symptômes multiples associée au service dans la guerre du Golfe par le VA).
« Nos résultats suggèrent fortement que le SGG et le SFC représentent deux troubles distincts du cerveau et que le SFC n’est donc pas un symptôme du SGG », déclare Stuart Washington premier auteur de cette étude. « La combinaison de deux troubles différents pourrait conduire à un traitement inapproprié des deux ».
Dans cette étude, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) a révélé que les cerveaux des vétérans atteints du SGG et ceux des patients atteints du SFC se comportaient différemment lorsqu’ils effectuaient la même tâche de mémoire après un exercice modéré. Les vétérans atteints du SGG ont montré une diminution de l’activité cérébrale dans la substance grise périaqueductal, une région de traitement de la douleur dans le tronc cérébral, et dans le cervelet, une partie du cerveau responsable du contrôle de la motricité fine, de la cognition, de la douleur et des émotions.

Une activité différente chez les patients atteints du SFC

D’autre part, les patients atteints du SFC ont montré une plus grande activité dans la zone de la substance grise périaqueductale et dans certaines parties du cortex cérébral liées au maintien de la vigilance et de l’attention. Chez les sujets sains, ces zones du cerveau n’ont subi aucun changement.
Une étude précédente publiée par ce même groupe de recherche a également suggéré que ces deux maladies sont distinctes. Elle a montré que l’exercice physique entraîne des modifications différentes de la composition moléculaire du liquide céphalo-rachidien chez les vétérans atteints du SGG et les patients atteints du  SFC.
« Maintenant qu’il a été démontré que ces deux maladies affectent différentes régions du cerveau, ces régions peuvent être examinées de plus près en utilisant la neuroimagerie et d’autres techniques pour approfondir notre compréhension des similitudes et des différences entre ces deux maladies », explique M. Baraniuk. « Une fois que ces nouvelles informations seront largement adoptées, les diagnostics et les traitements de ces troubles devraient s’améliorer ».
Cette recherche a été publiée dans Brain Communications.
Source : Georgetown University Medical Center
Crédit photo : Pixabay

Le syndrome de la guerre du Golfe et la fatigue chronique des maladies distinctesmartinBiologie
Une étude d'imagerie du cerveau des vétérans atteints du syndrome de la guerre du Golfe (SGG) et des patients atteints du syndrome de fatigue chronique (SFC), a montré que ces deux maladies produisent des modèles d'activités cérébrales anormaux et distinctement différents après un exercice modéré. Le résultat de cette...