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Lorsqu’elle est blessée, la moelle épinière gonfle, limitant la circulation sanguine, ce qui entraîne des dommages supplémentaires, souvent critiques et permanents, aux fonctions motrices, sensorielles et autonomes. La prévention rapide du gonflement de la moelle épinière immédiatement après la blessure est essentielle pour éviter des dommages plus graves. Le seul traitement à ce jour est la stéroïdothérapie à la méthylprednisolone, dont l’efficacité est minimale.

Un dispositif de thérapie osmotique

Maintenant, dans un article un groupe de chercheurs décrivent un dispositif de thérapie osmotique qui retire doucement le liquide de la moelle épinière pour réduire le gonflement chez les rats blessés, avec de bons résultats. L’appareil peut éventuellement être mis à l’échelle pour être testé chez l’homme.
Ce dispositif consiste en un module de flux tangentiel supportant une membrane semi-perméable reliée à un hydrogel qui repose sur la moelle épinière exposée. Le liquide céphalo-rachidien artificiel contenant la protéine albumine pour amorcer l’osmose passe à travers le côté du dispositif de la membrane, transportant les molécules d’eau de la moelle épinière. Ces deux fluides s’écoulent dans une petite chambre et traversent à nouveau le dispositif pour en retirer plus d’eau. La quantité d’eau retirée est faible par rapport à la quantité d’osmolyte, ce qui permet une recirculation.
Les auteurs ont découvert dans des études précédentes que des augmentations relativement faibles du pourcentage de la teneur en eau peuvent provoquer un gonflement important du cerveau. Ces expériences ont montré que le dispositif de thérapie osmotique retirait suffisamment d’eau pour prévenir le gonflement du cerveau et était capable d’en retirer encore plus. Ils ont également montré qu’en éliminant l’excès d’eau assez rapidement en cas de gonflement du cerveau, on améliorait les résultats neurologiques. Il s’agit là d’un espoir clé pour ce dispositif de la moelle épinière.

Améliorer ce dispositif 

L’équipe prévoit de continuer à améliorer ce dispositif par des expériences plus longues sur des rats avant de passer à des essais sur l’homme. Le professeur de sciences biomédicales Byron Ford, Rodgers développe un dispositif similaire qui draine directement le liquide du cerveau et introduit la neuréguline-1, une protéine produite naturellement par le corps pour réguler la communication entre les cellules du cerveau et du cœur et favoriser leur croissance, afin d’améliorer ce traitement et de réduire les dommages des accidents vasculaires cérébraux graves.
Cette recherche a été publiée dans Frontiers in Bioengineering and Biotechnology.
Source : University of California – Riverside
Crédit photo : Pexels