un-biocapteur-pour-détecter-les-maladies
Les chercheurs de l’université du Queensland ont mis au point des biocapteurs utilisant de l’or poreux issu de la nanotechnologie qui détectent plus efficacement les premiers signes des maladies, améliorant ainsi l’état de santé des patients.

Détecter les maladies via les miRNA 

La plupart des méthodes de diagnostic utilisent des matériaux coûteux et sont longues et coûteuses à mettre en œuvre, mais le candidat au doctorat Mostafa Masud, le professeur Yusuke Yamauchi et le docteur Shahriar Hossain ont mis au point un biocapteur moins cher, plus rapide et ultrasensible pour les tests au chevet des patients.
Selon M. Masud, le plus passionnant dans ce projet est qu’il a permis de dépasser certaines des limites actuelles associées à la détection précoce des maladies. « Cette nouvelle technique de diagnostic permet la détection directe des miRNA spécifiques à une maladie, ce qui n’était pas possible auparavant », a déclaré M. Masud.
« Cela est particulièrement important pour les patients à un stade précoce d’une maladie comme le cancer, qui ne disposent pas de quantités détectables d’autres biomarqueurs, mais qui peuvent avoir une quantité détectable de biomarqueur miRNA exosomal ».

Ce biocapteur est recouvert d’un mince film d’or

L’équipe a mis au point une plate-forme de nano-ingénierie pour lire des échantillons de sang, d’urine, de salive ou de plasma à travers une surface recouverte d’un film d’or, qui comporte des millions de minuscules pores.
Cette méthode ouvre une nouvelle ère de possibilités pour la recherche et le développement technologique des matériaux nanoporeux. L’équipe poursuit le développement de cette plateforme et prévoit de la mettre à la disposition des médecins dans les cinq prochaines années.
« Les médecins pourront utiliser notre plateforme pour prélever un petit échantillon de fluide sur un patient et tester les maladies instantanément, pour environ un quart du coût des autres techniques de diagnostic », a déclaré le professeur Yamauchi.

Pour les régions éloignées

Les chercheurs ont déclaré que cette technologie serait facile à utiliser et particulièrement utile dans les régions éloignées et les pays en développement où un diagnostic rapide et précoce est essentiel, notamment dans le cas d’infections virales.
Cette recherche a été publiée dans Nature Protocols.
Source : University of Queensland
Crédit photo : RawPixel