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Des chercheurs de Melbourne ont découvert que les cellules T tueuses, sont présentes à des niveaux bien plus faibles chez les personnes atteintes du COVID-19, par rapport à la grippe ou à la fièvre glandulaire.

De faibles quantités des cellules T tueuses

L’équipe de l’Institut Peter Doherty pour l’infection et l’immunité (Institut Doherty) a examiné 22 échantillons provenant de patients qui avaient cette maladie asymptomatique, légère ou modérée.
Le premier auteur, Jennifer Habel, a déclaré que leur recherche se concentrait sur les cellules T CD8 (cellules T tueuses), qui sont indispensables pour se remettre efficacement et rapidement de plusieurs virus, tels que la grippe.
L’équipe a examiné les cellules T chez les personnes qui expriment une protéine appelée leucocyte de l’antigène humain (HLA) de sérotype HLA-A2. Les protéines HLA sont importantes pour la reconnaissance des lymphocytes T et varient d’un individu à l’autre.
« Ce que nous avons découvert, c’est que ces cellules immunitaires clés n’étaient pas stimulées de manière optimale pour une prolifération et une expansion rapides afin de combattre le SARS-CoV-2 », a déclaré Mme Habel.
« La quantité des cellules T tueuses n’était que cinq fois supérieure à celle des cellules immunitaires naïves. Pour donner un exemple, elle est 10 fois plus faible que ce que nous observons lors d’une réponse contre la grippe ou à la fièvre glandulaire ».

Ces cellules demeuraient naïves

En plus de la quantité, l’équipe a également examiné le profil d’activation de ces cellules immunitaires et a constaté, que non seulement l’activation était faible, mais que dans certains cas, ces cellules restaient largement naïves, comme si elles n’avaient jamais été exposées au virus
Le professeur Katherine Kedzierska de l’université de Melbourne, qui a dirigé cette étude, a déclaré que ces résultats confirment le modèle de vaccin « prime and boost ».
« Connaître les cellules T et les protéines spécifiques à cibler permettra de concevoir un vaccin plus efficace », a déclaré le professeur Kedzierska. « Cette recherche montre que si un vaccin est capable d’amorcer le système immunitaire des cellules T tueuses et de les stimuler peu de temps après, la réponse immunitaire sera probablement beaucoup plus robuste pour lutter contre le SARS-CoV2 ».
Selon le professeur Peter Doherty, coauteur de cette étude : « si le virus du SARS-CoV-2 compromet effectivement la réponse des cellules T tueuses qui peut être importante pour la guérison, le mieux serait peut-être de trouver le bon vaccin avant que le virus ne nous atteigne ».
Cette recherche a été publiée dans PNAS.
Source : Doherty Institute for Infection and Immunity
Crédit photo : Pexels