un-gel-générateur-oxygène-pour-la-bio-impression
Bien que nous entendions de plus en plus souvent parler des parties du corps bio-imprimées en 3D, il reste un défi à relever : amener de l’oxygène aux cellules des tissus imprimés. Un nouveau type de « bio-encre » serait toutefois capable de le faire.

Un gel qui génère de l’oxygène

L’idée de base des organes bio-imprimés, est que quelques jours après leur implantation dans le corps, les vaisseaux sanguins des tissus naturels environnants vont s’y développer. Ceux-ci alimenteront en permanence les cellules de l’implant en oxygène, leur permettant de se développer et de se reproduire. Malheureusement, il arrive que les vaisseaux sanguins ne se développent pas assez rapidement.
Maintenant, pour faire face à ce problème, un groupe international de scientifiques a mis au point un hydrogel de bio-encre – qui est le support de la bio-impression 3D – qui combine le peroxyde de calcium (CPO) avec une substance connue sous le nom de gélatine méthacrylol.
Mélangé à de l’eau, le CPO produit de l’oxygène. Un simple mélange de cette substance avec de l’eau n’aurait cependant pas la structure nécessaire à la bio-impression. C’est là qu’intervient la gélatine méthacrylol. Son pH et sa viscosité sont optimisés pour soutenir le CPO, lui permettant de générer de l’oxygène de façon durable, tout en offrant la matrice physique nécessaire à l’impression des implants.

Des tests concluants

Lors des tests en laboratoire, cet hydrogel a permis de maintenir des cellules musculaires et cardiaques oxygénées pendant le temps nécessaire aux vaisseaux sanguins pour se développer et prendre la relève.
« En fournissant de l’oxygène aux cellules implantées, nous pourrions améliorer la fonctionnalité des tissus et leur intégration dans le tissu hôte », explique le Dr Samad Ahadian de l’Institut Terasaki de Los Angeles. « Une approche similaire peut être utilisée pour fabriquer des tissus fonctionnels avec une meilleure survie pour les applications de dépistage de médicaments et les études physiopathologiques ».
Cette recherche a été publiée dans Advanced Healthcare Materials.
Source : Terasaki Institute
Crédit photo : Pixabay