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L’évolution aide normalement les organismes à s’adapter positivement aux circonstances changeantes, mais le changement climatique peut renverser cette tendance. Un modèle de la façon dont certaines espèces pourraient évoluer rapidement, en réponse à des événements de plus en plus extrêmes, tels que les tempêtes, a permis de constater que les mutations pourraient en fait conduire certaines petites populations vulnérables à l’extinction.

L’extinction de certaines populations

En effet, les traits qui aident les animaux ou les plantes qui survivent à des événements extrêmes peuvent être un inconvénient, dans des situations normales. « L’environnement est déjà revenu à la normale pour la prochaine génération », déclare Kelsey Lyberger, de l’université de Californie, à Davis. « On ne peut jamais bénéficier de ce changement. »
De nombreux animaux évoluent déjà en réponse au réchauffement climatique à long terme. Par exemple, les hiboux en Finlande deviennent plus bruns à mesure que la couverture neigeuse diminue, et les plantes en Californie fleurissent plus tôt à mesure que la sécheresse s’installe.
Ce processus devrait aider de nombreuses populations à s’adapter, mais plusieurs ne pourront pas évoluer assez vite. On s’attend à ce que le changement climatique devienne une cause majeure d’extinction, avec la perte d’habitat et la surexploitation.
Il est également évident que les événements extrêmes alimentés par le réchauffement climatique, tels que les incendies de forêt de plus grande ampleur, peuvent conduire les populations vulnérables à l’extinction. Par exemple, en 2019, l’ouragan Dorian de catégorie 5 pourrait avoir tué les quelques derniers individus d’un oiseau appelé sittelle des Bahamas.
De tels événements extrêmes peuvent également entraîner une évolution rapide. Les lézards de l’île de la Dominique, dans les Caraïbes, ont développé une très forte emprise, après l’ouragan Maria de catégorie 5 en 2017 – probablement parce que seuls les lézards qui ont réussi à s’accrocher aux branches ont survécu. Mais il est possible que ces lézards doivent consommer davantage de nourriture pour conserver cette force supplémentaire, ce qui les rend un peu moins susceptibles de survivre dans des conditions normales.

Les effets des changements environnementaux

De telles observations ont inspiré Lyberger et ses collègues à créer un modèle mathématique permettant de comparer les effets des changements environnementaux de durée différente. Les résultats suggèrent que de brefs changements, tels que les tempêtes, peuvent réduire la capacité des survivants dans des conditions normales, à tel point que leur nombre diminue au lieu de se rétablir. Le risque est plus grand pour les petites populations confinées dans une petite zone, comme une île.
L’ampleur de l’effet dépend de l’extrême d’un événement, de sa fréquence et de la variation génétique, au sein d’une population. Alors que l’on pense généralement qu’une variation génétique importante, augmente les chances de survie d’une population, des populations plus variées sont plus susceptibles de se retrouver « inadaptées » après un événement extrême, explique M. Lyberger.
Cette recherche a été pré-publiée dans bioRxiv.
Source : New Scientist
Crédit photo sur Unsplash : Keith Lazarus

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