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Une équipe de chercheurs aux États-Unis et au Japon, rapporte que la stimulation de la moelle épinière (SCS) a permis de réduire de façon mesurable la douleur et les symptômes moteurs, de la maladie de Parkinson, à la fois comme thérapie isolée et comme « thérapie de sauvetage », après que les thérapies de stimulation cérébrale profonde (SCS) aient été inefficaces.

La stimulation de la moelle épinière

Le premier auteur, Krishnan Chakravarthy, professeur assistant d’anesthésiologie à l’École de médecine de l’université de Californie à San Diego, et ses collègues ont recruté 15 patients atteints de la maladie de Parkinson, un trouble neurodégénératif qui se caractérise généralement par des symptômes physiques, tels que des tremblements et une difficulté progressive à marcher, et des symptômes non moteurs, tels que des douleurs et des changements mentaux ou comportementaux.
L’âge moyen de ces patients était de 74 ans, avec une durée moyenne de cette maladie de 17 ans. Tous ces patients ressentaient des douleurs non soulagées par les traitements précédents. Huit d’entre eux avaient déjà subi un traitement antidouleur non invasif. Sept patients n’avaient reçu auparavant que des traitements médicamenteux.
Les chercheurs ont implanté des électrodes percutanées, près de la colonne vertébrale de ces patients, qui ont ensuite choisi l’un des trois types de stimulation électrique : continue, par rafales de type « on-off » ou par rafales continues d’intensité variable.
Après un traitement continu programmé après l’implantation, les chercheurs ont déclaré que tous les patients avaient constaté une amélioration significative, selon l’échelle visuelle analogique, une mesure de l’intensité de la douleur, avec une réduction moyenne de 59 % pour tous les patients et tous les modes de stimulation.

Plusieurs améliorations

73 % des patients ont montré une amélioration de la marche sur 10 mètres, un test qui mesure la vitesse de marche pour évaluer la mobilité fonctionnelle et la démarche, avec une amélioration moyenne de 12 %.
Et 64 % des patients ont constaté des améliorations dans le test « Timed Up and Go » (TUG), qui mesure le temps qu’il faut à une personne pour se lever d’une chaise, marcher trois mètres, se retourner, revenir à la chaise et s’asseoir. Le TUG évalue l’équilibre physique et la stabilité, tant en position debout qu’en mouvement. L’amélioration moyenne du TUG est de 21 %.
Les auteurs ont déclaré que ces résultats suggèrent que le SCS pourrait avoir un avantage thérapeutique pour les patients atteints de la maladie de Parkinson en matière de traitement de la douleur et des symptômes moteurs, bien qu’ils aient noté que des études supplémentaires sont nécessaires, pour déterminer si l’amélioration de la fonction motrice est due à des changements neurologiques causés par le SCS ou simplement à une diminution de la douleur.

Un domaine à explorer à l’avenir

« Nous voyons de plus en plus de données sur de nouvelles utilisations de la stimulation de la moelle épinière et des formes d’ondes spécifiques sur des applications en dehors de la gestion de la douleur chronique, en particulier la maladie de Parkinson », a déclaré Chakravarthy. « La facilité potentielle d’accès et d’implantation des stimulateurs dans la moelle épinière, par rapport au cerveau suggère que c’est un domaine très intéressant à explorer à l’avenir ».
Cette recherche a été publiée dans Bioelectronic Medicine.
Source : University of California – San Diego
Crédit photo : StockPhotoSecrets

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