COVID-19-des-maladies-préexistantes-et-le-taux-de-décès
Une vaste étude internationale portant sur des patients atteints du COVID-19, a confirmé que les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, le diabète, l’insuffisance cardiaque congestive, les maladies rénales chroniques, les accidents vasculaires cérébraux et le cancer, peuvent augmenter le risque de décès d’un patient à cause du virus.

Des maladies augmentent le risque de décès

Les chercheurs du Penn State College of Medicine, affirment que leurs conclusions pourraient aider les responsables de la santé publique à améliorer les soins aux patients, et à développer des interventions pouvant cibler ces populations à haut risque. Les chercheurs ont découvert que les maladies cardiovasculaires peuvent doubler le risque de mourir du COVID-19 chez un patient. Ils ont également découvert que d’autres conditions préexistantes peuvent augmenter le risque de décès d’un patient atteints du COVID-19 d’une fois et demie à trois fois.
« Cette étude suggère que ces maladies chroniques ne sont pas seulement courantes chez les patients atteints de COVID-19, mais que leur présence est un signe avant-coureur d’un risque de décès plus élevé », a déclaré le Dr Paddy Ssentongo, doctorant en épidémiologie. « Il existe une forte prévalence de maladies cardiovasculaires et d’hypertension dans le monde entier. Avec la persistance du COVID-19, ce lien devient crucial ».

Une analyse des données de plus de 65 000 patients 

Ssentongo et ses collègues ont analysé les données de plus de 65 000 patients provenant de 25 études menées dans le monde entier. Les patients de ces études avaient un âge moyen de 61 ans. Ils ont constaté que certains problèmes de santé préexistants affectaient davantage le taux de survie que d’autres. En comparaison avec les patients hospitalisés avec le COVID-19 sans conditions préexistantes, les chercheurs ont déterminé que les patients atteints de diabète et de cancer ont 1,5 fois plus de risques de mourir, les patients souffrant de maladies cardiovasculaires, d’hypertension et d’insuffisance cardiaque congestive ont deux fois plus de risques de mourir et les patients souffrant de maladies rénales chroniques ont trois fois plus de risques de mourir.
« Bien que la communauté des soins de santé ait fait circuler des informations anecdotiques, sur l’impact de ces facteurs de risque sur la mortalité due au COVID-19, notre étude systématique et notre méta-analyse sont les plus complètes à ce jour qui tentent de quantifier le risque », a déclaré Vernon Chinchilli, éminent professeur et auteur principal de cette recherche. « Alors que la pandémie du COVID-19 se poursuit jusqu’en 2020 et probablement jusqu’en 2021, nous espérons que d’autres chercheurs s’appuieront sur nos travaux ».
Les chercheurs ont déclaré que les études antérieures explorant l’association entre les conditions chroniques préexistantes, et la mortalité due à la COVID-19, avaient des limites quant au nombre de pays inclus, au nombre d’études incluses et au nombre de conditions explorées. Ils ont également déclaré que ces études comportaient des sources de biais non traitées, qui limitaient les conclusions qui pouvaient en être tirées.

Une approche exhaustive

« Nous avons adopté une approche globale et exhaustive pour cette étude en examinant 11 maladies chroniques, et en incluant des patients de quatre continents : Asie, Europe, Amérique du Nord et Afrique », ajoute M. Ssentongo. « Des recherches suggèrent que le SARS-CoV-2, le virus qui cause la COVID-19, pourrait devenir saisonnier, et nécessiter une vaccination annuelle. Une fois qu’un vaccin approuvé et efficace sera disponible, les personnes à haut risque présentant ces affections préexistantes, devraient être vaccinées en priorité afin d’éviter des taux de mortalité élevés ».
Même si des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre pleinement les risques et les implications pour la santé, en particulier pour comprendre les effets de la race et de l’ethnicité sur les taux de survie du COVID-19, M. Ssentongo a déclaré que ces résultats peuvent contribuer à éclairer les stratégies mondiales de prévention et de traitement.
Cette recherche a été publiée dans PLOS ONE.
Source : Pennsylvania State University
Crédit photo : StockPhotoSecrets

COVID-19 : des maladies préexistantes et le taux de décèsmartinBiologie
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