les-facteurs-sociaux-identifient-le-risque-de-maladie-cardiaque
Le fait de poser aux gens des questions simples sur leur situation sociale, en plus des mesures médicales, donnera une image plus précise des personnes qui pourraient avoir une crise cardiaque dans le futur, selon une étude menée par les chercheurs de l’UCL.

Les facteurs psychosociaux

Cette étude montre pour la première fois que des facteurs tels que le niveau d’éducation, l’emploi, l’état civil, la santé mentale, l’IMC et l’activité physique, pourraient être déterminants pour identifier les personnes les plus exposées aux maladies cardiaques. Il a été constaté que ces facteurs modifiaient les décisions de traitement, quant à l’utilisation ou non de médicaments préventifs appelés statines, pour une personne sur dix.
Les auteurs affirment que si ce nouveau modèle, était mis en œuvre dans les pays d’Europe de l’Est, il permettrait d’identifier les cinq millions de personnes qui ont droit à des statines. En outre, par rapport à l’ancien modèle SCORE, ce nouveau modèle donnerait à un demi-million de personnes des recommandations différentes et plus précises, sur la prise de statines.
L’auteur principal de cette étude, le Dr Taavi Tillmann a déclaré : « notre étude suggère qu’en matière de prédiction des risques, des mesures simples par un questionnaire sur les facteurs comportementaux et psychosociaux, peuvent être aussi instructives que les facteurs de risque biomédicaux, tels que la pression artérielle et le cholestérol. Cela signifie qu’en Angleterre, les conversations sur ces sujets pourraient devenir une partie intégrante du million de contrôles de santé qui ont déjà lieu dans les cabinets médicaux chaque année.

Effectuer des contrôles de santé entièrement en ligne

« Deuxièmement, cette découverte pourrait permettre à certaines personnes d’effectuer des contrôles de santé sophistiqués, entièrement en ligne sans quitter leur domicile, ce qui est opportun étant donné les risques permanents de COVID-19 ».
L’équipe de recherche a examiné les données de 20 000 participants, de différentes régions d’Europe qui ont pris part à des études de cohorte commencées il y a plus de dix ans. Maintenant, dix ans plus tard, les chercheurs savent avec le recul qui a développé des maladies cardiaques et qui n’en a pas développé. Ils sont retournés aux données originales d’il y a dix ans et ont cherché à déterminer quel modèle de prédiction des risques est le plus précis : soit le modèle traditionnel SCORE, soit un nouveau modèle HAPIEE-SCORE créé par les chercheurs. Le modèle HAPIEE-SCORE s’est avéré plus performant à tous les égards.

De nouveaux algorithmes de prédiction

Ces résultats fournissent maintenant aux cliniciens et aux experts en santé publique, de nouveaux algorithmes de prédiction des risques validés, et renforcent encore l’argument selon lequel les facteurs psychosociaux peuvent avoir une pertinence dans la vie réelle.
Cette recherche a été publiée dans European Heart Journal.
Source : University College London
Crédit photo : StockPhotoSecrets

Les facteurs sociaux identifient le risque de maladie cardiaquemartinBiologie
Le fait de poser aux gens des questions simples sur leur situation sociale, en plus des mesures médicales, donnera une image plus précise des personnes qui pourraient avoir une crise cardiaque dans le futur, selon une étude menée par les chercheurs de l'UCL. Les facteurs psychosociaux Cette étude montre pour...