comprendre-arthrose-pour-sauver-des-milliards-de-euros
En utilisant de nouvelles techniques d’imagerie de pointe pour identifier les signes de l’arthrose, les scientifiques de l’UniSA en apprennent davantage sur les changements au niveau moléculaire, qui indiquent la gravité des lésions du cartilage.

Comprendre l’arthrose par la MSI

Une étude menée par Olivia Lee, doctorante, et Paul Anderson, professeur associé, qui la supervise, à l’aide de l’imagerie par spectrométrie de masse (MSI) a permis de cartographier les sucres complexes sur le cartilage arthrosique, montrant que différents sucres sont associés aux tissus endommagés par rapport aux tissus sains.
Cette découverte pourrait aider à surmonter l’un des principaux défis de la recherche sur l’arthrose, à savoir déterminer pourquoi le cartilage se dégrade à des rythmes différents dans l’organisme. « Malgré sa prévalence dans le monde, il y a beaucoup de choses sur l’arthrose que nous ne comprenons pas », explique le professeur Anderson.
« C’est l’une des maladies articulaires dégénératives les plus courantes, et pourtant il existe peu d’outils de diagnostic, peu d’options de traitement et aucun remède ». Les biomarqueurs existants de l’arthrose sont encore largement axés sur les fluides corporels, qui ne sont ni assez fiables ni assez sensibles pour cartographier tous les changements dans les lésions du cartilage.
En comprenant la structure biomoléculaire au niveau des tissus, et la manière dont les tissus articulaires interagissent dans les premiers stades de l’arthrose, les chercheurs de l’UniSA affirment que toute modification moléculaire, pourrait être ciblée pour aider à ralentir la progression de cette maladie avec un médicament ou un traitement approprié.

Une maladie qui touche 10 millions de personnes en France

L’arthrose touche environ 10 millions de personnes en France et plus de 300 millions de personnes dans le monde, les personnes âgées de plus de 45 ans étant les plus à risque. Le fait d’être une femme, d’être en surpoids et d’avoir des lésions articulaires augmente le risque de contracter l’arthrose.
Avec 9 millions de consultations par an, 14 millions d’ordonnances et 300 000 examens radiologiques, l’arthrose coûte très cher à la population française et à la Sécurité sociale – le coût direct du traitement de l’arthrose par an s’élèverait à 3 milliards d’euros.
Dans un récent article, Lee et ses collègues du Musculoskeletal Biology Research Laboratory de l’UniSA et du Future Industries Institute explorent en quoi les progrès de l’imagerie par spectrométrie de masse (MSI) pour détecter l’arthrose sont prometteurs.
« Jusqu’à présent, le diagnostic de l’arthrose s’est largement appuyé sur les rayons X ou l’IRM, mais ceux-ci fournissent des informations limitées, et ne permettent pas de détecter les changements biomoléculaires, qui signalent des anomalies du cartilage et des os », explique Mme Lee. « En revanche, les méthodes d’imagerie alternatives telles que la MSI permettent d’identifier des molécules et des composés organiques spécifiques dans la section des tissus ».

Le diagnostic précoce de l’arthrose

La MSI a déjà démontré ses atouts dans l’identification de biomarqueurs pour différents types de cancer, et les chercheurs de l’UniSA espèrent qu’elle pourra faire de même pour le diagnostic précoce de l’arthrose.
Cette recherche a été publiée dans Molecular Sciences.
Source : University of South Australia
Crédit photo : Pixabay

Comprendre l'arthrose pour sauver des milliards d'eurosmartinBiologie
En utilisant de nouvelles techniques d'imagerie de pointe pour identifier les signes de l'arthrose, les scientifiques de l'UniSA en apprennent davantage sur les changements au niveau moléculaire, qui indiquent la gravité des lésions du cartilage. Comprendre l'arthrose par la MSI Une étude menée par Olivia Lee, doctorante, et Paul Anderson, professeur...