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L’administration intranasale d’un médicament anti-inflammatoire, a contribué à réduire la progression de la sclérose en plaques dans un modèle préclinique, selon une récente recherche de l’Université d’Alberta.

Un médicament anti-inflammatoire

Christopher Power, professeur à la faculté de médecine et Leina Saito, une étudiante diplômée de son équipe, ont montré que l’administration d’un médicament anti-inflammatoire à des souris permettait d’éviter les dommages aux cellules du cerveau, ralentissant ainsi efficacement la progression de cette maladie. Le laboratoire de M. Power cherche à mieux comprendre cette maladie afin de mettre au point des traitements efficaces.
« Les nerfs du cerveau sont comme des fils isolés, mais dans la SEP, il y a d’abord une perte de l’isolation [appelée myéline], puis la perte éventuelle du fil. Ces pertes sont causées par l’inflammation. Cette inflammation, que nous pensons être la force motrice de la SEP, est notre principal intérêt de recherche », a déclaré M. Power, neurologue.
Son groupe de recherche s’intéresse particulièrement aux inflammasomes, des molécules responsables de l’activation d’une réponse inflammatoire dans l’organisme. Pour une maladie comme que la SEP, cette réponse doit être contrôlée pour en arrêter la progression. Le laboratoire de M. Power a identifié un médicament appelé VX-765 comme puissant candidat thérapeutique pour les patients atteints de la SEP.

Il inhibe la caspase-1

Ce médicament agit en inhibant la caspase-1, un composant des inflammasomes qui favorise une inflammation nocive dans l’organisme. Lors de précédentes recherches, le groupe de M. Power avait constaté les résultats bénéfiques de l’administration intranasale d’insuline dans d’autres modèles d’inflammation cérébrale, et il a décidé de reprendre cette voie d’administration. En utilisant des modèles de souris, M. Power a dissous le VX-765 dans un liquide, puis a injecté ce mélange dans le nez.
« C’est beaucoup plus facile pour les patients, parce que vous avez besoin de moins de médicament. C’est une administration directe dans le cerveau, il ne va pas dans le système circulatoire et il n’est pas décomposé aussi rapidement », a déclaré M. Power à propos de la méthode d’administration intranasale.
Pour examiner l’impact du VX-765 sur les nerfs, M. Power a utilisé la TEP pour examiner le métabolisme du cerveau et a pu documenter si l’isolation avait été supprimée ou non après l’administration de cette thérapie.

Une thérapie efficace et un mode d’administration ciblé

« Cette étude montre que la thérapie intranasale est efficace pour prévenir la démyélinisation et les lésions ainsi que les pertes axonales, ce qui nous donne un véritable tonus pour continuer », a déclaré M. Power. « La perte de myéline et la perte de nerfs sont des processus irréversibles, donc toute thérapie qui aide à ralentir ou à empêcher que cela se produise, est une avancée passionnante pour la recherche sur la SEP. La méthode d’administration particulière permet également d’administrer cette thérapie de manière plus précise et ciblée ».
Cette recherche a été publiée dans GLIA.
Source : University of Alberta
Crédit photo : StockPhotoSecrets 

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