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De nouvelles recherches montrent qu’un simple test cutané peut identifier avec précision la maladie de Parkinson, démontrant pour la première fois la faisabilité de cette méthode. Actuellement diagnostiquée par des signes et symptômes cliniques, mais seulement diagnostiquée de manière définitive à l’autopsie, la maladie de Parkinson est souvent mal diagnostiquée au début de l’évolution de cette maladie, ce qui complique les essais cliniques des traitements potentiels.

Un test cutané

« La précision du diagnostic clinique de la maladie de Parkinson à un stade précoce est assez faible, seulement de 50 à 70 % environ », déclare le Dr Thomas Beach, co-investigateur de cette étude à l’université d’État de l’Iowa. « Et comme les essais cliniques doivent vraiment être réalisés à un stade précoce, pour limiter de nouvelles lésions cérébrales, ils ont été gravement entravés parce qu’ils ont inclus un grand pourcentage de personnes qui ne sont peut-être pas réellement atteintes de cette maladie. Améliorer la précision du diagnostic clinique est, à mon avis, la toute première chose que nous devons faire pour trouver de nouveaux traitements pour la maladie de Parkinson.
M. Beach et son équipe espèrent améliorer cette précision du diagnostique en se concentrant sur le mauvais pliage des protéines alpha-synucléines. Celles-ci sont considérées comme l’un des principaux déclencheurs de la maladie de Parkinson, car elles s’agglutinent et seraient à l’origine de la mort progressive des neurones, sécrétant de la dopamine dans le cerveau, ce qui provoque les symptômes moteurs caractéristiques de cette maladie.
Cette nouvelle étude a porté sur 50 échantillons de peau, dont la moitié a été prélevée sur des patients atteints de la maladie de Parkinson, et l’autre moitié sur des sujets ne souffrant d’aucune maladie neurologique. L’équipe a utilisé un test chimique qui avait été optimisé spécifiquement pour détecter les protéines mal repliées, et a pu diagnostiquer correctement la maladie de Parkinson chez 24 patients sur 25, tandis que l’agglutination des protéines a été détectée chez un seul des témoins.

Une excellente précision

« Ces résultats indiquent une sensibilité et une spécificité extrêmement élevées, ce qui est essentiel pour un test de diagnostic », déclare le Dr Charles Adler, de la Clinique Mayo, co-investigateur de cette étude.
Bien que cette étude soit de petite envergure, ces résultats sont de bon augure pour la poursuite de nouvelles techniques de diagnostic, qui peuvent détecter la maladie de Parkinson dans ses premiers stades. Cela pourrait signifier de nouveaux traitements, permettant aux médecins de ralentir l’apparition des symptômes plus graves, ou peut-être un jour de les arrêter tous ensemble.
« Comme il n’existe actuellement aucun test facile et fiable, pour le diagnostic précoce de la maladie de Parkinson, nous pensons que l’utilisation potentielle d’échantillons de peau pour le diagnostic, suscitera un grand intérêt », déclare Anumantha Kanthasamy, qui a dirigé cette étude.
Cette recherche a été publiée dans Movement Disorders.
Source : Iowa State University
Crédit photo : Pixabay