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Une vaste étude menée par des chercheurs de l’University College London, suggère que certains médicaments utilisés pour traiter le diabète, pourraient également prévenir l’apparition de la maladie de Parkinson. En plus des recherches antérieures, ces nouvelles découvertes permettent de valider un prochain essai clinique de phase 3 sur l’homme, destiné à tester un médicament contre le diabète chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.

Un médicament contre la maladie de Parkison

D’importantes recherches précliniques et préliminaires sur l’homme ont permis de faire le point sur l’effet d’un médicament appelé exénatide sur les symptômes de la maladie de Parkinson. Plus récemment, une étude contrôlée par placebo sur une cohorte de 60 patients atteints de la maladie de Parkinson a suggéré que l’exenatide pourrait ralentir la progression des symptômes moteurs dégénératifs.
Cette nouvelle étude, a examiné les dossiers médicaux de plus de 100 000 patients diagnostiqués avec un diabète de type 2. Ces patients ont été divisés en différents groupes en fonction du traitement médicamenteux du diabète qui leur a été administré.
Les résultats ont révélé des taux nettement plus faibles de diagnostics de la maladie de Parkinson chez les sujets diabétiques, prenant l’une des deux classes de médicaments contre le diabète : les agonistes GLP-1 et les inhibiteurs DPP4. L’exenatide est un agoniste du GLP-1.
Selon Tom Foltynie, coauteur principal de cette nouvelle étude, ces résultats contribuent à renforcer le lien entre le diabète de type 2 et la maladie de Parkinson. Il souligne également que ces recherches indiquent clairement qu’un médicament comme l’exenatide peut réellement modifier l’évolution de cette maladie, et pas seulement améliorer les symptômes.

L’exenatide peut prévenir ou traiter la maladie de Parkinson

« Nous avons ajouté aux preuves que l’exenatide peut aider à prévenir ou à traiter la maladie de Parkinson, avec un peu de chance en affectant le cours de cette  maladie et pas seulement en réduisant les symptômes, mais nous devons progresser avec notre essai clinique avant de faire des recommandations », dit Foltynie.
Foltynie dirige l’essai clinique de phase 3 destiné à explorer l’effet de l’exenatide sur les patients atteints de la maladie de Parkinson. Cet essai recrute actuellement 200 sujets qui prendront soit de l’exenatide, soit un placebo une fois par semaine pendant deux ans.
Li Wei, coauteur principal de cette nouvelle étude, suggère qu’il est certainement trop tôt pour que les médecins offrent de l’exenatide aux patients atteints de la maladie de Parkinson. Toutefois, il souligne que les médecins devraient prendre en compte les facteurs de risque de la maladie de Parkinson, lorsqu’ils déterminent les traitements du diabète.

D’autres recherches sont nécessaires

« Il peut être utile pour les médecins de prendre en compte d’autres facteurs de risque de la maladie de Parkinson, lorsqu’ils prescrivent des médicaments pour le diabète de type 2, mais des recherches supplémentaires seront nécessaires pour confirmer les implications cliniques », déclare Wei.
Cette recherche a été publiée dans Brain.
Source : University College London
Crédit photo : Pexels