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Une nouvelle recherche de l’École de santé publique T.H. Chan de Harvard, a révélé que les régimes alimentaires à forte teneur en aliments connus pour contribuer à l’inflammation chronique, peuvent augmenter le risque de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux chez une personne. Cette recherche suggère que certains aliments pro-inflammatoires, peuvent générer un effet synergique amplifiant le développement de maladies cardiaques.

Les maladies cardiovasculaires

Cette nouvelle recherche a d’abord établi le potentiel inflammatoire d’un certain nombre d’aliments, en utilisant un score empirique de schéma inflammatoire alimentaire (EDIP) qui a été calculé pour les aliments en fonction de leur capacité à augmenter ou à diminuer les niveaux circulants de trois biomarqueurs inflammatoires. Ensuite, les chercheurs ont rassemblé les données historiques de trois vastes études longitudinales, sur la santé portant sur plus de 200 000 sujets, toutes suivies pendant plusieurs décennies.
« En utilisant un indice alimentaire élaboré de manière empirique pour évaluer les niveaux d’inflammation associés à l’alimentation, nous avons découvert que les régimes alimentaires ayant un potentiel inflammatoire plus élevé étaient associés à un taux accru de maladies cardiovasculaires », explique l’auteur principal de cette étude, Jun Li. « Notre étude est l’une des premières à établir un lien entre un indice inflammatoire alimentaire et le risque à long terme de maladie cardiovasculaire ».
Par rapport aux sujets consommant des aliments anti-inflammatoires, ceux qui suivaient un régime pro-inflammatoire présentaient un risque d’accident vasculaire cérébral supérieur de 28 % et un risque de maladie cardiaque supérieur de 46 %. Ces taux élevés de maladies ont été observés après un ajustement d’autres facteurs comme le poids corporel, le risque héréditaire, la fréquence de l’exercice et l’apport en multivitamines.

Les aliments pro et anti-inflammatoires

Cette étude s’est concentrée sur 18 groupes d’aliments préalablement établis comme étant les plus prédictifs de l’influence des biomarqueurs inflammatoires. Les groupes d’aliments vont des pro-inflammatoires aux anti-inflammatoires, les aliments pro-inflammatoires comprenant la viande transformée et la viande rouge, les sucres raffinés et les céréales, les aliments frits et les sodas sucrés. Les aliments anti-inflammatoires, qui contiennent des taux plus élevés d’antioxydants, comprennent les céréales complètes, le thé, le café, les légumes à feuilles vertes et les légumes jaunes.
Cette étude note un possible « effet synergique entre les aliments pro-inflammatoires, car les régimes alimentaires hautement pro-inflammatoires sont associés à un risque [cardiovasculaire] nettement élevé ».

Un effet protecteur pour d’autres maladies

« Ces effets protecteurs pourraient également être utilisés pour d’autres maladies chroniques très répandues, dans lesquelles l’inflammation chronique joue un rôle pertinent, comme le diabète, le cancer, la dépression, le déclin cognitif et la maladie d’Alzheimer », note les chercheurs. « Lorsque nous choisissons des aliments dans notre alimentation, nous devons faire attention à leur potentiel pro-inflammatoire et anti-inflammatoire ».
Cette recherche a été publiée dans Journal of the American College of Cardiology.
Source : American College of Cardiology
Crédit photo : Pexels