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Des chercheurs de Yale ont découvert une protéine qui aide à protéger les hôtes contre l’infection par le spirochète, transmis par les tiques qui cause la maladie de Lyme, une découverte qui pourrait aider à diagnostiquer et à traiter cette maladie.

Une protéine contre l’infection par le spirochète

La maladie de Lyme est la maladie à transmission vectorielle la plus courante en Amérique du Nord, et est transmise par des tiques infectées par le spirochète Borrelia burgdorferi. L’évolution de cette maladie varie selon les individus, la majorité d’entre eux présentant des symptômes légers facilement traitables par des antibiotiques. Toutefois, dans certains cas de Lyme non traités, l’infection peut se propager au cœur, aux articulations, au système nerveux et à d’autres organes.
Pour cette étude, l’équipe de Yale a exprimé plus de 1 000 gènes humains dans la levure et a analysé leurs interactions avec 36 échantillons de B. burgdorferi. Ils ont découvert qu’une protéine, la Peptidoglycan Recognition Protein 1 (PGLYRP1), agit comme un signal d’alerte précoce pour le système immunitaire, lorsqu’elle est exposée à cette bactérie.
Lorsqu’elles ont été exposées au spirochète de Lyme, les souris dépourvues de PGLYRP1 présentaient des taux de B. burgdorferi beaucoup plus élevés que les souris ayant la protéine et montraient des signes de dysfonctionnement du système immunitaire, rapportent les chercheurs.

Augmenter le taux de PGLYRP1 aiderait à combattre cette maladie

« Stimuler la capacité des gens à fabriquer davantage de cette protéine, pourrait aider à combattre cette maladie », a déclaré Erol Fikrig, de Yale, professeur de médecine (maladies infectieuses) et professeur d’épidémiologie (maladies microbiennes) et de pathogénie microbienne, et coauteur de cette étude.
Fikrig et ses collègues cherchent également à savoir si les personnes ayant des taux de PGLYRP1 plus élevés, peuvent être moins susceptibles d’être infectées par B. burgdorferi, ce qui permettrait d’expliquer pourquoi certaines personnes infectées ont de meilleurs résultats, alors que d’autres éprouvent des symptômes très invalidants.
Cette recherche a été publiée dans PLOS Pathogens.
Source : Yale University
Crédit photo : Pixabay