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Développée par des chercheurs de l’UdeM et du CHU Sainte-Justine, cette innovation permet de tester des patients qui ne peuvent pas participer aux études cliniques en raison de la gravité de leur état.

Un nouveau test de diagnostic 

L’encéphalomyélite myalgique (EM), mieux connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique, est une maladie chronique complexe qui touche quelque 600 000 Canadiens et jusqu’à 2,5 millions d’Américains. Elle est également mal comprise : jusqu’à présent, il n’existe pas de biomarqueur sanguin validé ni de test permettant de diagnostiquer cette maladie.
Des chercheurs du CHU de Sainte-Justine et de l’Université de Montréal, dirigés par le Dr Alain Moreau, ont mis au point un test de diagnostic novateur qui permet pour la première fois, de tester des patients qui ne peuvent pas participer à des études cliniques en raison de la gravité de leur état.
Dirigés par le Dr Alain Moreau, professeur aux facultés de médecine et de dentisterie de l’UdeM, les chercheurs détaillent leur innovation dans une étude, publiée dernièrement.
Le développement de ce test représente le premier outil de diagnostic moléculaire pour l’EM et un outil attendu depuis longtemps par de nombreux cliniciens et patients, affirment M. Moreau et son équipe. Il ouvre également la possibilité de classer ces patients en sous-groupes afin de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans leurs symptômes, et de mieux sélectionner les patients qui pourraient bénéficier d’approches thérapeutiques en repositionnant les médicaments existants.

Valider ce test 

L’équipe de M. Moreau est maintenant en train de valider ce test dans d’autres populations afin de déterminer si les biomarqueurs utilisés ici sont aussi sensibles pour détecter l’EM et aussi pertinents pour le lancement de nouveaux essais cliniques. Ce test pourrait permettre une détection précoce de l’EM chez les personnes présentant des symptômes persistants post-COVID-19 très similaires à l’EM, ce qui rendrait possible une intervention plus précoce, ajoutent les chercheurs.
Cette recherche a été publiée dans Scientific Reports.
Source : Université de Montréal
Crédit photo : Pexel