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Une nouvelle étude observationnelle, analysant les données de près d’un demi-million de sujets britanniques, suggère que des habitudes de sommeil saines sont significativement liées à des taux plus faibles d’insuffisance cardiaque. Intégrant plusieurs mesures de la qualité du sommeil, cette recherche suggère que l’amélioration du sommeil est une intervention importante pour les cliniciens et les patients, qui cherchent à réduire le risque d’insuffisance cardiaque.

Le sommeil et l’insuffisance cardiaque

Cette nouvelle étude a pour but d’analyser la relation entre un certain nombre de comportements différents en matière de sommeil et le risque d’insuffisance cardiaque. Pour ce faire, une équipe de chercheurs a examiné les données de 408 802 sujets britanniques. Chaque sujet s’est vu attribuer un score global de la qualité du sommeil basé sur cinq mesures spécifiques : la durée du sommeil, l’insomnie, le ronflement, la somnolence diurne et le chronotype (lève-tôt ou oiseau de nuit).
Les chercheurs ont constaté que les sujets ayant obtenu le meilleur score global de sommeil avaient 42 % de chances en moins de souffrir d’un épisode d’insuffisance cardiaque par rapport à ceux ayant obtenu le score de sommeil le plus faible. Cette réduction du risque a été calculée après un ajustement d’un certain nombre d’autres facteurs connus pour influencer les maladies coronariennes, notamment les variations génétiques, le diabète et l’hypertension.
En décomposant ces mesures du sommeil, cette étude a montré que les oiseaux de nuit qui se couchaient tôt couraient un risque d’insuffisance cardiaque inférieur de 8 %, que l’insomnie était liée à un risque supérieur de 17 % et les sujets n’ayant signalé aucun niveau de somnolence diurne étaient 34 % moins susceptibles de souffrir d’insuffisance cardiaque.

Le corps humain régule le sommeil de manière holistique

« Les comportements en matière de sommeil sont interdépendants, et le corps humain régule le sommeil de manière holistique, afin de maintenir une constance globale de l’intensité, de la qualité et de la durée du sommeil », écrivent les chercheurs. « Ainsi, notre étude prolonge les précédents résultats sur les comportements individuels de sommeil, en évaluant conjointement de multiples comportements de sommeil ».
Cette étude se heurte bien sûr aux mêmes limites que la plupart des études observationnelles. Les comportements de sommeil sont autodéclarés, ce qui entraîne souvent un biais. De plus, aucun lien de cause à effet ne peut être explicitement établi, entre ces types de comportements du sommeil et l’insuffisance cardiaque.
Malgré tout, ces résultats présentent de nouvelles perspectives intéressantes sur les avantages potentiels pour la santé d’une réflexion plus large sur le sommeil. Au lieu de se concentrer sur un ou deux comportements du sommeil, comme la durée du sommeil à chaque nuit, cette nouvelle étude suggère qu’une bonne hygiène du sommeil comprend un certain nombre de variables qui doivent toutes être prises en compte.
Cette recherche a été publiée dans Circulation.
Source : American Heart Association
Crédit photo : Pixabay