un-scanner-portable-utilisable-dans-une-ambulance
Lorsqu’il s’agit de scanner le cerveau pour évaluer un traumatisme crânien, détecter un cancer ou effectuer de nombreux autres tests, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) est la meilleure option, mais les scanners IRM sont coûteux, nécessitent une infrastructure spéciale et sont immobiles.

Un scanner portable

Une équipe dirigée par des chercheurs du Massachusetts General Hospital (MGH) a mis au point un scanner d’IRM « tête seulement », compact, portable et peu coûteux, qui peut être installé dans une ambulance, transporté dans la chambre d’un patient ou installé dans de petites cliniques ou des cabinets médicaux du monde entier.
« Bien que l’IRM soit la première modalité d’imagerie du cerveau, l’achat et l’installation de scanners IRM traditionnels à haut champ, peuvent être d’un coût prohibitif et difficile », déclare l’auteur principal, Clarissa Zimmerman Cooley. « Même dans un hôpital où des scanners IRM sont disponibles, il y a des cas où il peut être trop difficile ou dangereux de transporter le patient vers les salles de scanner. Le travail présenté dans ce document a été réellement motivé par ce besoin d’une IRM plus accessible ».
Cooley et ses collègues ont conçu et testé un prototype de scanner portable pour l’IRM du cerveau qui peut être branché sur une prise standard et qui émet beaucoup moins de bruit que les scanners IRM traditionnels. L’aimant a à peu près la taille d’un panier à linge, et le poids total de ce système de scanner (y compris l’aimant, les bobines, les amplificateurs, la console et le chariot) est de 230 kg, et le chariot peut être poussé par une seule personne pour le transport d’un patient.

Des images en 10 minutes

Si les composants de l’équipement standard sont remplacés par des modèles légers, efficaces et personnalisés, le poids total pourrait être réduit à 160 kg. Lors des tests effectués sur trois volontaires adultes en bonne santé, ce scanner a généré des images cérébrales en 3D, en seulement 10 minutes.
Cette recherche a été publiée dans Nature Biomedical Engineering.
Source : Massachusetts General Hospital
Crédit photo : Rawpixel