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Les personnes atteintes de la forme la plus courante, la maladie d’Alzheimer, peuvent éprouver des difficultés à se repérer, ce qui signifie qu’elles se perdent souvent même dans des environnements familiers.  Une nouvelle recherche jette un nouvel éclairage sur les raisons de cette situation.

Les patients se perdent souvent

Le cerveau contient des cellules nerveuses spécialisées, appelées cellules sensibles à la vitesse, qui modifient leur rythme en fonction de la vitesse à laquelle une personne se déplace. Tout comme un compteur de vitesse dans une voiture, ces cellules nerveuses codent la vitesse et donc la distance parcourue par une personne. Ce processus nous aide à savoir où nous sommes par rapport à ce que nous étions et à naviguer dans notre environnement.
Dans cette étude, le Dr Jon Brown a dirigé une équipe de scientifiques examine comment ces cellules nerveuses détectant la vitesse dans une partie spécifique du cerveau appelée cortex entorhinal pourraient être affectées dans la maladie d’Alzheimer. Ils ont étudié cela chez des souris présentant des caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Les souris ont produit la protéine tau, une protéine caractéristique de la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence.
L’équipe a découvert que si environ 60% des cellules nerveuses des souris normales étaient sensibles à la vitesse, une proportion beaucoup plus faible (13%) l’était chez les souris présentant des caractéristiques de cette maladie. Lorsque ce compteur de vitesse fonctionne mal, la carte du cerveau ne reçoit pas les bonnes informations sur les distances parcourues.
L’équipe pense que ce dysfonctionnement perturbera d’autres éléments de notre carte interne, et l’équipe a constaté que d’autres cellules des souris produisant la protéine toxique tau ne fonctionnaient pas.

Le « compteur de vitesse » ne fonctionne pas normalement

Le Dr Jon Brown, a déclaré : « les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et d’autres démences peuvent présenter de profonds déficits de la mémoire spatiale, ce qui signifie qu’elles se perdent souvent, même dans des environnements familiers. Nous devons comprendre cela si nous voulons un jour fournir des traitements pour ce symptôme ».
« Notre découverte a révélé que les cellules agissant comme un « compteur de vitesse » et alimentant la carte neurale du cerveau semblent mal fonctionner dans les cerveaux atteints de démence, et cela pourrait aider à résoudre une partie du puzzle. Si cela se traduit chez l’homme, cela pourrait permettre d’identifier de nouvelles voies pour un éventuel traitement ».

De futurs traitements

« Cette recherche nous montre que des changements cérébraux associés à des maladies comme la maladie d’Alzheimer commencent des décennies avant que des symptômes comme la perte de mémoire ne se manifestent, et pour que les futurs traitements de la maladie d’Alzheimer soient efficaces, il est probable qu’ils doivent être administrés aux premiers stades de cette maladie, avant que le cerveau ne soit trop endommagé », explique le docteur Rosa Sancho.
Cette recherche a été publiée dans eLife.
Source : University of Exeter
Crédit photo : StockPhotoSecrets

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Les personnes atteintes de la forme la plus courante, la maladie d'Alzheimer, peuvent éprouver des difficultés à se repérer, ce qui signifie qu'elles se perdent souvent même dans des environnements familiers.  Une nouvelle recherche jette un nouvel éclairage sur les raisons de cette situation. Les patients se perdent souvent Le cerveau...