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Les bactéries qui ne sont plus sensibles à divers antibiotiques constituent une menace importante pour notre santé. En cas d’infection bactérienne, les médecins ont besoin d’informations rapides sur les résistances potentielles afin de pouvoir réagir rapidement et correctement.

Les bactéries multirésistantes sont une menace

Maintenant des chercheurs de l’Université de Bâle ont mis au point un système de test sensible qui permet de détecter rapidement et de manière fiable la résistance des bactéries. Ce système est basé sur de minuscules porte-à-faux fonctionnalisés qui se plient en raison de la liaison du matériau de l’échantillon. Lors des analyses, ce système a pu détecter la résistance dans une quantité d’échantillon équivalente à 1-10 bactéries.
Les méthodes traditionnelles de détection prennent beaucoup de temps et certaines souches de bactéries sont difficiles à cultiver. Quant aux tests biologiques moléculaires ils ne donnent pas de résultats satisfaisants pour toutes les bactéries.
Une équipe de scientifiques du Département de physique, du Département de biomédecine et de l’Institut suisse des nanosciences (SNI) de l’Université de Bâle a maintenant conçu un système de test en porte-à-faux qui leur permet de détecter l’ARN d’une seule bactérie résistante aux antibiotiques. Avec ce nouveau système en porte-à-faux, il n’est pas nécessaire d’amplifier ou de marquer les échantillons pour l’analyse.
Les chercheurs ont commencé par attacher aux porte-à-faux des séquences de trois gènes associés à la résistance à la vancomycine, puis ont exposé ces porte-à-faux à un flux d’ARN extrait des bactéries. Si des molécules d’ARN provenant des gènes de la résistance étaient présentes, les fragments d’ARN correspondants se liaient aux porte-à-faux, les faisant subir une déviation à l’échelle nanométrique qui pouvait être détectée à l’aide d’un laser.

Un système qui détecte les gènes de la résistance

Cette méthode a permis de détecter non seulement les gènes de la résistance, mais aussi les mutations ponctuelles qui leur sont associées. Pour l’étudier, les chercheurs ont utilisé des mutations ponctuelles couplées à des gènes responsables de la résistance à l’ampicilline et à d’autres antibiotiques bétalactamines.
« Le grand avantage de cette méthode est sa rapidité et sa sensibilité », déclare le Dr François Huber, premier auteur d’un article. « Nous avons réussi à détecter d’infimes quantités de fragments d’ARN spécifiques en cinq minutes. » Dans le cas de mutations, les quantités d’ARN détectées correspondaient à environ 10 bactéries. Lorsqu’il s’agissait de détecter des gènes de la résistance entiers, les chercheurs ont obtenu un signal clair même avec une quantité d’ARN correspondant à une seule bactérie.
« Si nous pouvons détecter des gènes ou des mutations spécifiques dans le génome des bactéries, nous savons alors quelle résistance aux antibiotiques les bactéries présenteront », explique le professeur Adrian Egli de l’hôpital universitaire de Bâle, dont l’équipe a joué un rôle essentiel dans cette étude. « Notre travail à l’hôpital bénéficierait de ce genre d’informations fiables et sensibles sur la résistance des agents pathogènes ».
Vous pouvez voir ce système en action dans la vidéo ci-dessous.

Cette recherche a été publiée dans Global Challenges.
Source : University of Basel
Crédit photo : StockPhotoSecrets

martinbiothechnologie
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