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Les chercheurs de l’Institut Francis Crick ont trouvé un nouveau moyen d’empêcher certaines tumeurs de réparer leur propre ADN, une fonction essentielle pour la survie des cellules cancéreuses. Cette découverte pourrait conduire à de nouveaux traitements pour certains types de cancers.

Bloquer une enzyme

Dans leur étude, les chercheurs ont montré que le blocage en laboratoire d’une enzyme appelée ALC1 dans certaines cellules cancéreuses humaines, entraînait la mort de ces cellules.
De nombreux cancers perdent leur processus de réparation de l’ADN. En conséquence, ces cancers deviennent très dépendants des voies de réparation de l’ADN de secours, qui présentent un « talon d’Achille » pouvant être ciblé pour tuer les cellules cancéreuses.
Les cancers dépourvus de recombinaison homologue (HR), une voie-clé de la réparation de l’ADN, y compris certains cancers du sein et des ovaires, peuvent être tués de manière sélective par les inhibiteurs PARP. Cependant, dans environ la moitié des cas, les gens ne répondent pas à ces médicaments, et parmi ceux qui le font, beaucoup finiront par développer une résistance.
Dans la recherche de nouveaux médicaments pour exploiter ces défaillances de la réparation de l’ADN, l’équipe a étudié l’effet de l’élimination de l’ALC1, une enzyme qui joue un rôle important dans la réparation des bases endommagées de l’ADN. De manière inattendue, les cellules dépourvues d’ALC1 se sont révélées extrêmement sensibles au traitement par les inhibiteurs PARP.
L’élimination de l’ALC1 a également conféré une létalité synthétique dans les cancers à déficience en HR*. Les chercheurs ont également découvert que les patients atteints de cancer à déficience en HR ayant des niveaux élevés d’ALC1 dans leurs tumeurs avaient moins de chances de survivre.

De nouveaux traitements pour bloquer l’ALC1 

Simon Boulton, auteur principal, déclare : « ces travaux fournissent des preuves solides pour le développement de nouveaux médicaments qui bloquent l’enzyme ALC1. S’ils s’avèrent efficaces lors de futures études, ces médicaments pourraient être utilisés seuls ou en combinaison avec les inhibiteurs PARP pour cibler les cancers HR ».
Pour comprendre pourquoi cette enzyme a cet effet particulier, l’équipe a également analysé les génomes des cellules cancéreuses humaines où l’ALC1 avait été éliminée. Ils ont observé que sans cette enzyme, les lacunes de l’ADN s’accumulaient dans les cellules cancéreuses, qui sont normalement réparées par les HR.
Graeme Hewitt, auteur et post-doc déclare : « de nombreux types de cancer ont des faiblesses quant à leur capacité à réparer l’ADN, qui pourraient être ciblées par de nouveaux traitements ».
« Non seulement nous avons montré que l’inhibition de l’ALC1 conduit à la mort des cellules cancéreuses, mais nous avons également découvert le mécanisme qui se cache derrière ce processus. Notre meilleure compréhension de cette enzyme pourrait aider au développement de médicaments qui l’empêcheraient de fonctionner ».
Cette recherche a été publiée dans Molecular Cell.
Source : Francis Crick Institute
Crédit photo : StockPhotoSecrets 

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