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Quatre naines blanches lointaines – les restes d’étoiles mortes –  ont été repérées en train de consommer ce qui pourrait être la croûte de planètes pulvérisées.

Quatre naines blanche

Mark Hollands de l’université de Warwick, au Royaume-Uni, et ses collègues ont découvert que ce matériau est similaire à la croûte terrestre, ce qui pourrait aider à révéler si la formation de notre propre planète est un processus commun dans toute la galaxie.

Le spectre de la lumière émise par ces naines blanches est, sans surprise, très blanc – comme une feuille de papier vierge, explique Jay Farihi de l’University College London. Ainsi, lorsqu’un corps astronomique heurte une naine blanche, sa matière laisse une signature dans le spectre de la lumière qui provient de l’étoile, ce qui permet aux astronomes de déterminer de quoi était fait l’autre corps.

Les éléments chimiques que l’on voit polluer les spectres des naines blanches correspondent souvent à ce que l’on s’attendrait à voir dans les astéroïdes, les noyaux et les manteaux des planètes, ou à la matière que l’on verrait si l’on écrasait toute la Terre, explique Amaury Triaud de l’université de Birmingham au Royaume-Uni.

Un profil chimique semblable à la Terre

Mais l’équipe de Hollands a repéré quatre naines blanches dont les spectres contiennent de la pollution, avec un profil chimique qui a le même rapport de lithium, sodium, potassium et calcium que la croûte terrestre.

« Il se peut que ce soit une planète qui a été détruite, où des morceaux de croûte qui ont été propulsés à un moment donné dans la naine blanche », dit M. Triaud. Selon lui, cela pourrait être l’occasion de savoir si la formation d’une croûte continentale semblable à celle de la Terre et la tectonique des plaques, sont communes dans toute la galaxie.

Fahiri affirme que les données de l’équipe de Hollands sont très incertaines et doute que cette pollution du spectre puisse être interprétée avec certitude comme provenant de cette croûte planétaire plutôt que d’astéroïdes ou d’autres matériaux planétaires.

Cette recherche a été pré-publiée dans arXiv.

Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay