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Lors des crises d’épilepsie, un grand nombre de cellules nerveuses du cerveau s’enflamment de façon excessive et synchronisée. Cette hyperactivité peut entraîner des secousses incontrôlées du corps, et impliquer des périodes de perte de conscience.

Une nouvelle stratégie thérapeutique

Alors qu’environ deux tiers des patients répondent aux médicaments antiépileptiques, le reste est réfractaire au traitement médical, et présente une résistance aux médicaments. Ces patients ont un besoin urgent de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Christine Rose et son doctorant Jan Meyer, de l’Institut de neurobiologie de l’Université de Hong Kong, ont réalisé une étude sur les mécanismes cellulaires qui favorisent le développement de l’épilepsie. Alors que jusqu’à présent, la plupart des études et des médicaments antiépileptiques ciblaient les cellules nerveuses (neurones), cette équipe de recherche s’est concentrée sur une classe de cellules gliales connues sous le nom d’astrocytes.
Les cellules gliales représentent environ la moitié de toutes les cellules du cerveau. Il existe différents types de cellules gliales, qui remplissent différentes fonctions. Les astrocytes contrôlent l’environnement local et sont responsables de l’équilibre ionique dans le cerveau, mais jouent également un rôle important dans la transmission des signaux entre les neurones.

Utiliser des médicaments pour la suppression de l’épileptogenèse

Dans leur récent article, les chercheurs montrent que les décharges épileptiques entraînent une augmentation du pH des astrocytes, c’est-à-dire de leur « alcalisation » intracellulaire. La modification du pH perturbe la communication au sein des réseaux d’astrocytes intercellulaires. Cette communication réduite entre les astrocytes semble exacerber l’activité épileptique des neurones.
Cette découverte indique une nouvelle cible potentielle pour la suppression de l’épileptogenèse à un stade très précoce, à savoir l’utilisation de médicaments pour supprimer ces changements du pH astrocytaire accompagnant l’activité neuronale.
Les chercheurs ont pu confirmer cette option en montrant que les animaux auxquels on a administré de tels médicaments, souffraient moins gravement d’hyperexcitabilité épileptique que les animaux non traités.
Le professeur Rose a déclaré : « cette observation est très importante. Mais il reste à établir si elle peut être transférée ou non à l’homme. Et il faudra beaucoup de temps avant qu’un médicament potentiel puisse être développé et réellement utilisé dans les cliniques ».
Cette recherche a été publiée dans The Journal of Neuroscience.
Source : Heinrich Heine University Düsseldorf
Crédit photo : StockPhotoSecrets

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