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Des scientifiques ont identifié un groupe de médicaments qui pourraient aider à arrêter une cause majeure de perte de vision, après avoir fait une découverte inattendue qui bouleverse une croyance fondamentale sur l’ADN.

La dégénérescence maculaire sèche

Ces médicaments, connus sous le nom d’inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse, ou INTI, sont couramment utilisés pour traiter le VIH. Cette nouvelle découverte suggère qu’ils pourraient également être utiles contre la dégénérescence maculaire sèche, même si un virus ne provoque pas cette maladie de perte de la vue.
Un examen de quatre bases de données d’assurance maladie différentes suggère que les personnes prenant ces médicaments, ont considérablement réduit le risque de développer une dégénérescence maculaire sèche, une condition qui touche des millions d’Américains.
« Nous sommes extrêmement heureux que ce risque réduit ait été reproduit dans toutes les bases de données, chacune contenant des millions de patients », a déclaré le docteur Jayakrishna Ambati, un des principaux chercheurs sur la dégénérescence maculaire à la faculté de médecine. « Cette découverte donne un réel espoir de développer le premier traitement pour cette maladie ».
Cette nouvelle découverte vient d’Ambati, de Fred H. Gage, PhD, du Salk Institute for Biological Studies, et de collaborateurs du monde entier. Ce travail réécrit notre compréhension de l’ADN, révélant pour la première fois qu’il peut être fabriqué dans le cytoplasme de nos cellules, en dehors du noyau cellulaire qui abrite notre matériel génétique.
L’accumulation d’un certain type d’ADN dans le cytoplasme, contribue à la dégénérescence maculaire, ont constaté les chercheurs. Cette accumulation semble tuer une importante couche de cellules qui nourrit les cellules visuelles de la rétine.

Une analyse des dossiers de plus de 100 millions de patients

Sur la base de cette découverte, les chercheurs ont décidé d’examiner les médicaments qui bloquent la production de cet ADN, pour voir si cela pouvait aider à prévenir la perte de vision. Ils ont analysé plusieurs bases de données de l’assurance-maladie américaine – qui englobent plus de 100 millions de patients sur deux décennies – et ont découvert que les personnes prenant des INTI avaient près de 40% de chances en moins de développer une dégénérescence maculaire sèche.
Les chercheurs demandent instamment une étude plus approfondie pour déterminer si ces médicaments ou des dérivés plus sûrs, connus sous le nom de Kamuvudines, qui bloquent tous deux une voie inflammatoire importante, pourraient aider à prévenir la perte de vision due à la dégénérescence maculaire sèche.

Un futur essai clinique

« Un essai clinique de ces médicaments inhibiteurs des inflammations est maintenant justifié », a déclaré M. Ambati, directeur fondateur du Centre pour la science de la vision avancée de l’UVA. « Il est également fascinant de voir comment la découverte de la biologie complexe de la génétique et sa combinaison avec l’archéologie des grandes données, peuvent propulser les connaissances vers de nouveaux médicaments ».
Cette recherche a été publiée dans PNAS.
Source : UVA Health
Crédit photo : StockPhotoSecrets

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