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Afin de surveiller et de contenir la propagation du SARS-CoV-2, il est nécessaire de tester régulièrement un grand nombre de personnes dans des environnements décentralisés. Des chercheurs de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive et de l’hôpital St. Georg de Leipzig, en Allemagne, ont mis au point des protocoles améliorés pour la détection du SARS-CoV-2. Cette méthode permet de détecter un échantillon positif dans un ensemble de 25 échantillons non infectés en moins d’une heure.

Un nouveau test rapide

La réaction en chaîne par polymérase quantitative en temps réel (qPCR) est la méthode de diagnostic la plus utilisée pour détecter les virus à ARN tels que le SARS-CoV-2. Cependant, elle nécessite un équipement de laboratoire coûteux et les pénuries mondiales de réactifs pour la purification de l’ARN, ont accru la nécessité de trouver des alternatives simples mais fiables. Une alternative à la technologie qPCR est le RT-LAMP (reverse transcription loop-mediated isothermal amplification).
Ce test amplifie les séquences cibles souhaitées du virus à une température constante, en utilisant un équipement minimal par rapport à la qPCR. En 2020, il a été adapté à la détection du SARS-CoV-2. Il a également été démontré qu’au lieu d’un écouvillonnage, que beaucoup de personnes trouvent désagréable, il peut être réalisé sur des échantillons de salive.

Il utilise la salive

Le premier auteur, Lukas Bokelmann, et ses collègues ont maintenant mis au point un test RT-LAMP colorimétrique amélioré, appelé Cap-iLAMP (capture and improved loop-mediated isothermal amplification), qui extrait et concentre l’ARN viral d’un ensemble d’échantillons de salive. Après une courte incubation, le résultat du test – orange/rouge pour les négatifs, jaune vif pour les positifs – peut être interprété visuellement ou à l’aide d’une application pour smartphone disponible gratuitement.

1 euro par patient

Cette méthode améliorée surpasse les précédentes qui sont similaires. « Le test Cap-iLAMP réduit considérablement les faux positifs et les échantillons infectés uniques peuvent être détectés dans un ensemble de 25 échantillons non infectés, ce qui réduit le coût technique par test à seulement environ 1 euro par individu », explique l’auteur principal Stephan Riesenberg, chercheur à l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive. « Notre méthode permet de surmonter les problèmes liés à la RT-LAMP standard et pourrait également être appliquée à de nombreux autres agents pathogènes. »
Cette recherche a été publiée dans Nature Communications.
Source : Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology
Crédit photo : StockPhotoSecrets

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