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Les mères de jeunes enfants en surpoids et à faible revenu, ont consommé moins de repas de fast-food et d’en-cas riches en graisses après avoir participé à une étude – non pas parce que les chercheurs leur ont dit quoi ne pas manger, mais parce que l’intervention sur le mode de vie évaluée a contribué à réduire le stress des mères, selon une étude.

Réduire le stress

Le programme de 16 semaines visait à prévenir la prise de poids en favorisant la gestion du stress, une alimentation saine et l’activité physique. Les méthodes pour y parvenir étaient des étapes simples insérées dans des leçons sur la gestion du temps et l’établissement des priorités, dont beaucoup étaient présentées dans une série de vidéos mettant en scène des mères comme celles qui participaient à cette étude.
« Nous avons utilisé les témoignages des femmes dans les vidéos et montré leurs interactions avec leur famille pour les sensibiliser aux facteurs de stress. Après avoir regardé les vidéos, beaucoup de participantes à l’intervention ont dit : « c’est la première fois que je me rends compte que je suis si stressée » – parce qu’elles ont vécu une vie stressante », a déclaré Mei-Wei Chang, auteure principale de cette étude et professeur associé en sciences infirmières.
« Beaucoup de ces femmes sont conscientes de se sentir impatientes, d’avoir des douleurs à la tête et au cou et des problèmes de sommeil – mais elles ne savent pas que ce sont des signes de stress. » Une analyse des données de cette étude a montré que la diminution du stress perçu par les femmes après leur participation à l’intervention était le facteur-clé influençant leur diminution de la consommation d’aliments riches en graisses et de fast-foods.
« Ce n’est pas que ces femmes ne voulaient pas manger plus sainement », a déclaré Chang. « Si vous ne savez pas comment gérer le stress, alors quand vous êtes si stressé, pourquoi vous préoccuper de ce que vous mangez ? ».

Vérifier cette hypothèse

Pour vérifier cette hypothèse, les 338 participantes, des mères en surpoids ou obèses âgées de 18 à 39 ans, ont été recrutées dans le cadre du programme spécial de nutrition complémentaire pour les femmes, les nourrissons et les enfants (WIC), qui s’adresse aux mères à faible revenu et aux enfants jusqu’à l’âge de 5 ans. Les personnes éligibles au programme doivent avoir un revenu annuel par ménage ne dépassant pas 185 % du seuil de pauvreté fédéral.
Au cours de cet essai, les 212 participantes réparties au hasard dans le groupe d’intervention ont regardé un total de 10 vidéos dans lesquelles des femmes comme elles donnaient des témoignages non scénarisés sur une alimentation et une préparation des aliments sains, la gestion de leur stress et l’activité physique. Les participantes ont également assisté à dix téléconférences de groupe de soutien par les pairs au cours de cette étude.
Chang et ses collègues ont précédemment rapporté qu’en tant que groupe, les femmes du groupe d’intervention étaient plus susceptibles d’avoir réduit leur consommation de graisses que les femmes d’un groupe témoin qui avaient reçu des documents imprimés sur le changement de mode de vie.
Cette nouvelle analyse a montré que les leçons de l’intervention n’avaient pas à elles seules un effet direct sur ce changement de régime alimentaire. Lorsque les chercheurs ont évalué le rôle potentiel du stress en tant que médiateur, la réduction du stress perçu par les participants a été associé à une moindre consommation d’aliments riches en graisses, y compris les fast-foods. Une réduction d’un point sur l’échelle de mesure du stress était liée à une réduction de près de 7 % de la fréquence à laquelle les femmes mangeaient des aliments riches en graisses.

Elles ont été sensibilisées au facteur de stress

Cette intervention visait à montrer aux femmes des exemples de la manière dont elles pouvaient adopter un mode de vie plus sain et moins stressant, plutôt que de leur dire ce qu’elles devaient changer. « J’ai beaucoup appris de ces femmes », a déclaré Mme Chang. « Tout doit être pratique et applicable à la vie quotidienne – à tout moment et en tout lieu. »
« Nous les avons sensibilisées aux facteurs de stress dans leur vie, et malheureusement, beaucoup de ces problèmes ne sont pas sous leur contrôle », a déclaré Chang. « Nous leur enseignons donc des moyens de contrôler leurs émotions négatives – se rappeler que c’est temporaire et que l’on peut s’en sortir. Et leur donner la confiance nécessaire pour regarder vers l’avenir. »
Cette recherche a été publiée dans Nutrients.
Source : Ohio State University
Crédit photo : Pexels

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