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Une récente étude de l’Université d’État de l’Oregon a révélé que lorsque les gens ont le sentiment d’avoir résolu une dispute, la réponse émotionnelle associée à ce désaccord est considérablement réduite et, dans certaines situations, presque entièrement effacée.

Une réduction du stress

Selon les chercheurs, cette réduction du stress pourrait avoir un impact majeur sur la santé globale. Les chercheurs savent depuis longtemps comment le stress chronique peut affecter la santé, qu’il s’agisse de problèmes de santé mentale comme la dépression et l’anxiété ou de problèmes physiques comme les maladies cardiaques, l’affaiblissement du système immunitaire, les difficultés de reproduction et les problèmes gastro-intestinaux.
« Les facteurs de stress quotidiens – en particulier les petits désagréments mineurs que nous subissons tout au long de la journée – ont un impact durable sur la mortalité et sur des facteurs tels que l’inflammation et la fonction cognitive », a déclaré Dakota Witzel, auteur principal et doctorante en développement humain.

Une étude auprès de 2 000 personnes

Pour leur étude, les chercheurs ont utilisé les données de l’étude nationale sur les expériences quotidiennes, une enquête approfondie menée auprès de plus de 2 000 personnes interrogées sur leurs sentiments et leurs expériences pendant huit jours consécutifs.
Les chercheurs ont examiné les rapports de disputes et de sans disputes, c’est-à-dire les cas où la personne aurait pu se disputer à propos de quelque chose mais a choisi de laisser passer l’occasion pour ne pas avoir de désaccord. Ils ont ensuite mesuré l’impact de l’incident sur l’évolution des émotions négatives et positives rapportées par la personne, à la fois le jour de la rencontre et le jour suivant.
La mesure de l’impact émotionnel d’une expérience sur une personne, à savoir une augmentation des émotions négatives ou une diminution des émotions positives, le jour où elle se produit, est connue sous le nom de « réactivité », tandis que le « résidu » est le bilan émotionnel prolongé le jour suivant l’expérience. Les états négatifs et positifs font référence au degré d’émotions négatives et positives qu’une personne ressent un jour donné.

Des résultats étonnants

Les résultats ont montré que le jour d’une dispute ou d’une sans dispute, les personnes qui estimaient que leur rencontre avait été résolue faisaient état d’une réactivité environ deux fois moindre que celles dont la rencontre n’avait pas été résolue.
Le jour suivant une dispute ou une sans dispute, les résultats étaient encore plus frappants : les personnes qui avaient le sentiment que l’affaire avait été résolue ne montraient aucune élévation prolongée de leur état d’esprit négatif le jour suivant.
Cette étude s’est également penchée sur les différences liées à l’âge en ce qui concerne la réaction aux disputes et les sans disputes, et a révélé que les adultes âgés de 68 ans et plus étaient plus de 40 % plus susceptibles que les personnes âgées de 45 ans et moins de déclarer que leurs conflits étaient résolus. Mais l’impact du statut de résolution sur l’état négatif et positif des personnes restait le même quel que soit l’âge.
Les chercheurs ont trouvé plusieurs explications au taux de résolution plus élevé des adultes plus âgés : les adultes plus âgés peuvent être plus motivés pour minimiser les émotions négatives et maximiser les émotions positives, car il leur reste moins d’années à vivre, ce qui est cohérent avec les théories existantes sur le vieillissement et les émotions. Elles peuvent également avoir plus d’expérience dans la gestion des disputes et donc être plus efficaces pour désamorcer les conflits.

Approfondir la nature des désaccords 

Dans le cadre de futurs projets de recherche, les chercheurs espèrent approfondir la nature des désaccords entre les gens afin de mesurer quels contextes et quelles relations provoquent les disputes les plus stressantes.
Cette recherche a été publiée dans The Journals of Gerontology : Series B.
Source : Oregon State University
Crédit photo : Pexels