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Selon une nouvelle étude le médicament antiviral expérimental MK-4482 a permis de réduire de manière significative les niveaux de virus et les dommages causés par cette maladie dans les poumons des hamsters traités pour une infection par le SARS-CoV-2. Le MK-4482, administré par voie orale, fait maintenant l’objet d’essais cliniques chez l’homme.

Un antiviral expérimental

Dans leur étude, les scientifiques ont constaté que le traitement par le MK-4482 était efficace lorsqu’il était administré jusqu’à 12 heures avant ou 12 heures après l’infection des hamsters par le SARS-CoV-2. Ces données suggèrent que le traitement par le MK-4482 pourrait atténuer les expositions à haut risque au SARS-CoV-2 et pourrait être utilisé pour traiter une infection établie par le SARS-CoV-2, seul ou éventuellement en association avec d’autres agents.
Le même groupe de recherche, situé aux Rocky Mountain Laboratories, qui font partie de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses a mis au point l’année dernière le modèle de hamster pour imiter l’infection par le SARS-CoV-2 et la maladie légère chez l’homme. L’Université de Plymouth, au Royaume-Uni, a collaboré à ces études les plus récentes.

De très bons résultats

Ce projet a porté sur trois groupes de hamsters : un groupe de traitement pré-infection, un groupe de traitement post-infection et un groupe témoin non traité. Pour les deux groupes de traitement, les scientifiques ont administré le MK-4482 par voie orale toutes les 12 heures pendant trois jours. À la fin de l’étude, les animaux de chacun des groupes traités avaient 100 fois moins de virus infectieux dans leurs poumons que le groupe témoin. Les animaux des deux groupes traités présentaient également beaucoup moins de lésions pulmonaires que le groupe témoin.
Les scientifiques ont déterminé les doses de traitement par le MK-4482 pour cette étude en se fondant sur des expériences antérieures réalisées sur des modèles murins du SARS-CoV-1 et du MERS-CoV. Dans ces études, le MK-4482 s’est avéré efficace pour empêcher les virus de se répliquer.

Deux entreprises évaluent le MK-4482

Avec le soutien financier du NIAID, le groupe Drug Innovation Ventures de l’université Emory à Atlanta a mis au point le MK-4482 (également connu sous le nom de molnupiravir et d’EIDD-2801) pour traiter la grippe. Merck et Ridgeback Biotherapeutics développent et évaluent maintenant conjointement le MK-4482 comme traitement potentiel du COVID-19. Ce médicament est en phase 2 et 3 des études cliniques sur l’homme.
Cette recherche a été publiée dans Nature Communications.
Source : National Institute of Allergy and Infectious Diseases
Crédit photo : Rawpixel