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De plus en plus de preuves suggèrent que l’état nutritionnel d’une mère au début de la grossesse a une influence importante sur la croissance et le développement de son bébé, et qu’un bon état nutritionnel pendant la grossesse peut contribuer à réduire le risque de complications de la grossesse.

L’étude NiPPeR

Un mélange spécifique de nutriments et de probiotiques a été testé dans le cadre de l’essai international multicentrique randomisé en double aveugle NiPPeR (Nutritional Intervention Preconception and during Pregnancy to maintain healthy glucosE levels and offspRing health).
Les chercheurs du Consortium international de recherche EpiGen Global, un groupe universitaire de cliniciens et de scientifiques du monde entier, dont l’Université de Southampton, ont spécifiquement évalué les effets d’une intervention nutritionnelle; une combinaison de myo-inositol, de probiotiques et de micronutriments, consommée avant et pendant la grossesse, sur le maintien de taux de glycémie sains pendant la grossesse et le maintien d’une grossesse et d’un accouchement sains.
L’étude NiPPeR a porté sur 1 729 femmes du Royaume-Uni, de Nouvelle-Zélande et de Singapour qui planifiaient une grossesse. Il s’agit de l’un des plus grands essais contrôlés randomisés internationaux de ce type sur la préconception. Bien que cette étude ait révélé que l’intervention n’a pas influencé le taux de glycémie de la mère ou le poids de naissance des 585 bébés nés, le supplément nutritionnel a diminué l’incidence des naissances prématurées, en particulier les cas associés à une rupture prématurée des membranes avant le travail.

La valeur potentielle du mélange de nutriments 

Notre étude présente pour la première fois un essai clinique d’une nouvelle approche non pharmacologique qui a commencé avant la conception et s’est prolongée tout au long de la grossesse, grâce à l’utilisation innovante d’une combinaison d’ingrédients nutritionnels. Les résultats de cette étude soulignent la valeur potentielle du mélange de nutriments et de probiotiques pour réduire le risque de naissance prématurée, et favoriser un accouchement dans un délai normal », poursuit le professeur Godfrey.
Le professeur associé Shiao-Yng Chan, chercheur principal de cette étude a déclaré : « l’un des points forts de notre étude est la diversité de ses participantes, puisque nous avons fait appel à des femmes de différentes origines ethniques issues de la population de trois pays, ce qui signifie que ces résultats sont très pertinents pour les femmes qui envisagent une grossesse. De plus, cette étude comprenait des groupes d’intervention et de contrôle en aveugle, ce qui minimise les biais. »
Partageant ses réflexions, le professeur Wayne Cutfield, de l’université d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, a déclaré : « l’importance de la période préconceptionnelle sur la santé de la mère et de la progéniture est de plus en plus reconnue, mais il existe très peu d’essais contrôlés randomisés visant à optimiser la nutrition préconceptionnelle. »

Des preuves scientifiques

La Dr Isabelle Bureau-Franz, déclare : « nous nous concentrons sur la découverte de solutions fondées sur la science pour les mères et leurs nourrissons pendant la préconception, la grossesse et l’allaitement. L’étude NiPPeR est un excellent exemple de la manière dont un partenariat public-privé peut apporter des preuves scientifiques sur les interventions nutritionnelles dans un groupe largement sous-étudié. »
Cette recherche a été publiée dans Diabetes Care.
Source : University of Southampton
Crédit photo sur Unsplash : Luma Pimentel