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Les scientifiques de l’Université de York ont fait des progrès significatifs dans le développement d’un traitement par spray nasal pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont mis au point un nouveau gel qui peut adhérer aux tissus à l’intérieur du nez avec le médicament lévodopa, ce qui permet d’administrer ce traitement directement au cerveau.

Un gel qui libère de la lévodopa

La lévodopa est convertie en dopamine dans le cerveau, ce qui compense le déficit de cellules productrices de dopamine chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, et aide à traiter les symptômes de cette maladie. Toutefois, sur des périodes prolongées, la lévodopa devient moins efficace et des doses plus importantes sont nécessaires.
Le professeur David Smith, du département de chimie de l’université de York, a déclaré : « le médicament actuellement utilisé pour traiter la maladie de Parkinson est efficace jusqu’à un certain point, mais après une longue période d’utilisation, le corps commence à le dégrader avant qu’il n’atteigne le cerveau où il est le plus nécessaire. »
« Cela signifie qu’il faut augmenter la dose et, à un stade plus avancé, il faut parfois injecter le médicament au lieu de le prendre sous forme de comprimés. Les recherches sur les vaporisateurs nasaux présentent depuis longtemps un intérêt en tant que mode d’administration plus efficace en raison de la voie directe vers le cerveau via les nerfs qui desservent le nez, mais le défi ici est de trouver un moyen de le faire adhérer au tissu nasal suffisamment longtemps pour libérer un bon dosage du médicament. »

De très bons résultats

Les chercheurs ont créé un gel, chargé de lévodopa, qui pouvait s’écouler dans le nez sous forme liquide, puis se transformer rapidement en une fine couche de gel à l’intérieur du nez. Cette méthode a été testée sur des modèles animaux par une équipe du King’s College de Londres, où la lévodopa a été libérée avec succès du gel dans le sang et directement dans le cerveau.
Le professeur Smith a déclaré : « ces résultats indiquent que ce gel a donné au médicament une meilleure adhésion à l’intérieur du nez, ce qui a permis de meilleurs niveaux d’absorption dans le sang et le cerveau. »
L’équipe travaille maintenant à l’incorporation de ces matériaux dans des dispositifs de pulvérisation nasale afin de passer à des essais cliniques chez l’homme. Cette approche peut également être pertinente pour d’autres maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer.

Une pertinence clinique

Khuloud Al-Jamal, professeur de Drug Delivery and Nanomedicine au King’s College de Londres, a déclaré : « non seulement ce gel a donné de meilleurs résultats qu’une solution ordinaire, mais l’absorption du médicament par le cerveau était meilleure que celle obtenue par injection intraveineuse. Cela suggère que l’administration nasale des médicaments contre la maladie de Parkinson à l’aide de ce type de gel pourrait avoir une pertinence clinique. »
Cette recherche a été publiée dans Advanced Science.
Source : University of York
Crédit photo : StockPhotoSecrets 

martinChimie
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