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Un nouveau composé dont la structure est similaire à celle de l’ibogaïne, une drogue psychédélique, mais dépourvu de ses effets toxiques et hallucinogènes, s’est révélé capable d’inverser rapidement les effets du stress chez la souris.

Le tabernanthalog agit rapidement

Les chercheurs ont découvert qu’une dose unique de tabernanthalog (TBG) peut corriger les déficits comportementaux induits par le stress, notamment l’anxiété et la rigidité cognitive, et favorise également la repousse des connexions neuronales et rétablit les circuits neuronaux dans le cerveau qui sont perturbés par le stress.
« Il était très surprenant qu’un seul traitement à faible dose ait eu des effets aussi spectaculaires en l’espace d’une journée », a déclaré l’auteur correspondant, Yi Zuo, professeur de biologie moléculaire à l’UC Santa Cruz. « J’ai eu du mal à y croire, même lorsque j’ai vu les premières données ».
Le TBG a été mis au point dans le laboratoire du coauteur David Olson à l’UC Davis. Le laboratoire de Zuo a travaillé avec Olson sur les études initiales de TBG, rapportées dans Nature en 2020. Cette nouvelle étude s’est concentrée sur les effets délétères du stress en utilisant un protocole dans lequel les souris sont soumises à des facteurs de stress légers et imprévisibles sur une période de plusieurs jours.
Au niveau comportemental, le stress provoque une augmentation de l’anxiété, des déficits dans le traitement sensoriel et une réduction de la flexibilité dans la prise de décision. Dans le cerveau, le stress perturbe les connexions entre les neurones et altère les circuits neuronaux, ce qui entraîne un déséquilibre entre l’excitation et l’inhibition.

Il a inversé tous les effets du stress

« Étonnamment, le TBG a inversé tous les effets du stress », a déclaré Zuo. « Cette étude fournit des informations importantes sur les mécanismes neuronaux qui sous-tendent les effets thérapeutiques des analogues psychédéliques sur les maladies mentales, et ouvre la voie à de futures recherches pour comprendre leurs mécanismes cellulaires et de circuit. »
Ces dernières années, l’utilisation de substances psychédéliques pour traiter des maladies telles que la dépendance, la dépression, l’anxiété et le syndrome de stress post-traumatique a suscité un regain d’intérêt. Les effets hallucinogènes de ces drogues restent toutefois préoccupants et les scientifiques ne savent pas si les hallucinations sont importantes sur le plan thérapeutique ou si elles ne sont qu’un effet secondaire.

Il ne serait pas toxique

L’ibogaïne s’est révélée prometteuse pour le traitement de la dépendance, mais elle provoque des arythmies cardiaques dangereuses en plus d’être un puissant hallucinogène. Le TBG n’a pas encore été testé sur l’homme, mais il n’a pas la toxicité de l’ibogaïne dans les tests sur les animaux, et il n’induit pas le comportement de secousse de la tête chez les souris causé par les certains hallucinogènes.
Cette recherche a été publiée dans Molecular Psychiatry.
Source : University of California – Santa Cruz
Crédit photo : Pexels

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Un nouveau composé dont la structure est similaire à celle de l'ibogaïne, une drogue psychédélique, mais dépourvu de ses effets toxiques et hallucinogènes, s'est révélé capable d'inverser rapidement les effets du stress chez la souris. Le tabernanthalog agit rapidement Les chercheurs ont découvert qu'une dose unique de tabernanthalog (TBG) peut corriger...