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Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’UCLA, une modification chimique qui se produit dans certaines molécules d’ARN lorsqu’elles transmettent les instructions génétiques de l’ADN à la machinerie protéinique des cellules, pourrait offrir une protection contre la stéatose hépatique non alcoolique, une affection qui résulte d’une accumulation de graisse dans le foie et qui peut conduire à une maladie hépatique avancée.

La modification de l’ARN m6A

Cette étude, menée chez la souris, suggère également que cette modification – connue sous le nom de m6A, dans laquelle un groupe méthyle s’attache à une chaîne d’ARN – pourrait se produire à un rythme différent chez les femelles que chez les mâles, ce qui pourrait expliquer pourquoi les femelles ont tendance à avoir une teneur en graisse plus élevée dans le foie. Les chercheurs ont constaté que sans la modification m6A, les différences de teneur en graisse du foie entre les sexes étaient considérablement réduites.

En outre, dans un modèle préclinique, les chercheurs ont démontré que la thérapie génique peut être utilisée pour améliorer ou ajouter des modifications à des ARN-clés afin de ralentir ou de réduire la gravité des maladies du foie.

La maladie du foie

Le foie gras peut se développer lorsque la teneur en graisse du foie augmente en raison de facteurs alimentaires ou génétiques, ce qui peut conduire à une cicatrisation et à une maladie avancées du foie, comme on le voit dans la cirrhose et d’autres affections. Une teneur élevée en graisse du foie est également associée à un risque accru de maladie cardiovasculaire.

Ces dernières années, les scientifiques ont identifié des centaines de modifications chimiques comme le m6A qui peuvent se produire dans les molécules d’ARN, altérant les instructions de l’ARN pour la fabrication des protéines sans affecter l’ADN de base. Certaines modifications peuvent être bénéfiques, comme dans le cas des maladies du foie, d’autres peuvent avoir un effet néfaste.

Une comparaison

À l’aide d’un modèle unique de souris dépourvues de modifications de l’ARN m6A dans le foie et d’un modèle de contrôle incluant ces modifications, les auteurs ont comparé les effets des régimes alimentaires ayant des teneurs en graisses différentes, pour évaluer les effets des modifications sur la stéatose hépatique. En outre, ils ont utilisé des mesures provenant des patients humains qui avaient subi des biopsies du foie au cours d’une chirurgie bariatrique pour corréler les marqueurs des modifications de l’ARN m6A avec la teneur en graisse du foie et l’inflammation.

Des thérapies potentielles

Une question-clé pour l’avenir est de savoir comment les facteurs génétiques et environnementaux affectent la capacité naturelle de l’organisme à créer des modifications de l’ARN. Comme le m6A semble agir comme un point de contrôle protecteur qui ralentit l’accumulation de graisse dans le foie, les chercheurs espèrent que leurs résultats stimuleront les recherches futures sur le développement de thérapies visant à améliorer les modifications chimiques comme moyen de protection contre les maladies du foie et les troubles similaires.

Cette recherche a été publiée dans Nature Metabolism.

Source : UCLA
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