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Au plus fort de la pandémie, certains hôpitaux ont été submergés de patients cherchant un traitement pour le COVID-19. Cette situation pourrait se reproduire lors de futures épidémies, en particulier avec l’augmentation des variants préoccupants du SARS-CoV-2.

Un test sanguin

Maintenant, des chercheurs ont mis au point un test sanguin permettant de prédire quelles personnes infectées par le COVID-19 sont les plus susceptibles de présenter des symptômes graves, ce qui pourrait aider les professionnels de la santé à établir des priorités en matière d’hospitalisation et de soins intensifs.

Bien que de nombreuses personnes qui contractent le COVID-19 ne présentent aucun symptôme ou des symptômes légers, certaines doivent recevoir des soins intensifs pour une pneumonie avec syndrome de détresse respiratoire aiguë. Les facteurs de risque cette maladie grave comprennent l’âge avancé, les maladies cardiaques, le cancer et le diabète, mais ces caractéristiques ne suffisent pas à prédire quels patients seront les plus malades.

Mesurer les niveaux de certaines protéines ou métabolites dans le sang pourrait aider, mais ces tests sont souvent lents, compliqués ou coûteux. Pour un triage plus efficace des patients atteints du COVID-19 dans les hôpitaux, Michelle Hill, Sanjeeva Srivastava et leurs collègues ont cherché à mettre au point une méthode facile à utiliser qui pourrait prédire rapidement et de manière efficace la gravité du COVID-19.

Une technique appelée ATR-FTIR

Pour mesurer les modifications de la biochimie sanguine qui se produisent en cas de COVID-19 sévère, les chercheurs ont choisi une technique appelée « attenuated total reflectance Fourier transform infrared spectroscopy » (ATR-FTIR), qui a été testée précédemment comme outil de diagnostic du COVID-19.

Deux régions des spectres FTIR provenant de 128 échantillons de plasma de patients ont montré des différences faibles mais observables entre les personnes atteintes du COVID-19 sévère et non sévère. En utilisant ces données ainsi que des informations cliniques sur les patients, les chercheurs ont développé un modèle statistique pour prédire la sévérité du COVID-19.

Ils ont constaté que le meilleur prédicteur était le fait que le patient soit diabétique, suivi par les deux régions du spectre FTIR. L’ajout des données FTIR au modèle a amélioré la sensibilité de détection de cette maladie grave dans un autre ensemble de 30 patients de 41,2 % à 94,1 %, mais a réduit la spécificité de 84,6 % à 69,2 %, par rapport aux facteurs cliniques seuls.

Une approche prometteuse

Cela signifie que ce nouveau test était plus susceptible d’identifier des cas graves, mais qu’il présentait également un taux plus élevé de faux positifs que les seules données cliniques. Bien que cette stratégie doive être testée chez un plus grand nombre de patients, elle est prometteuse en tant que test de triage rapide, simple et économique pour les hôpitaux, affirment les chercheurs

Cette recherche a été publiée dans Analytical Chemistry.

Source : American Chemical Society
Crédit photo : StockPhotoSecrets