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Les centrales nucléaires et à combustibles fossiles consomment d’énormes quantités d’eau pour le refroidissement, qui est ensuite perdue sous forme de vapeur. Les ingénieurs du MIT ont maintenant mis au point un système permettant de capter et de recycler cette eau.

Un système de récupération de l’eau

Il est fréquent de voir de grands panaches de vapeur blanche autour des centrales nucléaires, mais s’il est plutôt rassurant de savoir qu’il ne s’agit pas de dioxyde de carbone ou de gaz à effet de serre, ces panaches représentent la quantité d’eau consommée.

Ces dernières années, les ingénieurs du MIT ont mis au point un système capable de recueillir cette vapeur d’eau et de la transformer en eau très pure. Celle-ci peut ensuite être recyclée dans les autres systèmes de l’usine qui ont besoin d’eau.

Les gouttelettes d’eau sont d’abord bombardées par un faisceau d’ions qui leur confère une charge électrique, puis elles passent à travers des grilles métalliques qui ont une charge opposée. Cela signifie que ces gouttelettes sont fortement attirées par les mailles, où elles se rassemblent et tombent dans un plateau situé en dessous pour être collectées.

De très bons résultats

Après qu’une série de tests en laboratoire ait montré que ce concept fonctionnait, l’équipe a testé ce système dans deux centrales de recherche du MIT, l’une alimentée au gaz naturel et l’autre à l’énergie nucléaire.

Dans les deux cas, les panaches de vapeur ont pratiquement disparu et l’eau captée était extrêmement pure – 60 fois plus pure que ce qui est normalement utilisé dans le système de refroidissement d’une centrale électrique, et environ 10 fois plus pure que l’eau potable ordinaire.

Dans les grandes centrales où cette eau est réinjectée, l’équipe affirme que leur système devrait permettre de réduire la consommation d’eau de 20 %. Grâce à sa pureté, cette eau pourrait également être réutilisée dans les réseaux d’approvisionnement en eau.

Des tests à grande échelle

L’équipe indique que deux tests à grande échelle devraient débuter cette année dans des usines commerciales, l’un dans une centrale électrique de 900 MW et l’autre dans une usine de fabrication de produits chimiques.

Source : MIT
Crédit photo : Pixabay