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Environ 13 % de la population mondiale ont des kilos en trop, ce qui augmente le risque de maladies chroniques telles que le diabète de type 2, les maladies cardiaques et hépatiques, l’arthrite et certains cancers.

Un médicament appelé Wegovy 

Il a été démontré que la perte de poids permet de réduire ce risque. Mais alors que le nombre de personnes qui tentent de perdre du poids a augmenté ces dernières années, une étude nationale a révélé que deux tiers des personnes qui perdent du poids le reprennent rapidement.

« L’obésité est une maladie hétérogène aux causes multiples, et ce qui aide une personne à perdre du poids peut ne pas être efficace pour une autre personne », explique l’endocrinologue Judith Korner, professeur de médecine à l’université Columbia et directrice du Metabolic and Weight Control Center de Columbia.

Désormais, les personnes qui essaient de perdre du poids ont une nouvelle option : un médicament appelé Wegovy (semaglutide) qui est injecté sous la peau une fois par semaine. Ce médicament a été approuvé par la FDA au début de l’été.

Lors d’un essai contrôlé par placebo de 68 semaines portant sur près de 2 000 participants ayant un indice de masse corporelle d’au moins 27, le groupe semaglutide a enregistré une perte de poids moyenne de près de 15 % contre 2,4 % dans le groupe placebo. (Les deux groupes ont également suivi un régime et fait de l’exercice.) En comparaison, la perte de poids moyenne avec d’autres médicaments est de 4 à 11 %.

Comment fonctionne ce nouveau médicament ?

Ce  nouveau médicament, le semaglutide, est un agoniste des récepteurs du GLP-1. Il appartient à une classe de médicaments qui existe depuis un certain nombre d’années. Ces médicaments imitent le GLP-1, une hormone que notre organisme fabrique lorsqu’il détecte la présence de nourriture dans l’intestin, aidant ainsi le pancréas à produire de l’insuline lorsque le taux de glucose est élevé. Au départ, les agonistes des récepteurs du GLP-1 ont été développés pour traiter le diabète de type 2.

On a découvert par la suite que cette hormone ralentit également la motilité gastro-intestinale, ce qui nous aide à nous sentir rassasiés, et agit sur les centres de l’appétit dans le cerveau pour diminuer la faim. En général, il faut environ 15 minutes à l’organisme pour libérer naturellement le GLP-1 lorsque vous mangez. Mais vous pouvez faire beaucoup de dégâts en seulement 15 minutes, avant que votre corps n’ait le temps de libérer une quantité suffisante de cette hormone pour ralentir la motilité gastro-intestinale et dire au cerveau d’arrêter de manger.

Ce médicament fournit un apport régulier en GLP-1

Les médicaments agonistes des récepteurs du GLP-1 fournissent un apport régulier de cette hormone. Les personnes qui utilisent ce type de médicaments sont capables de se sentir rassasiées avec de plus petites portions et elles ont moins faim, ce qui induit une perte de poids. Cette hormone fournit un signal que certaines personnes ne semblent pas obtenir par elles-mêmes. Si certaines personnes mangent plus, ce n’est pas parce qu’elles ont moins de volonté, c’est parce qu’elles ne reçoivent pas le signal que les autres reçoivent lorsqu’elles mangent. « Nous espérons que ce médicament fournira ce signal afin qu’elles puissent manger de plus petites portions. », explique Korner.

Ce nouveau médicament peut-il améliorer l’état de santé général ?

Pour les personnes dont l’IMC est égal ou supérieur à 25, une perte de poids cliniquement significative – où l’on observe réellement des améliorations de la santé – se situe autour de 5 % du poids initial de la personne. Et dans cet essai, plus de 86% des participants du groupe semaglutide ont atteint une perte de poids d’au moins 5%.

Cet essai ne portait pas sur des personnes diabétiques, mais sur des personnes pré-diabétiques. Un nombre significatif de personnes sous traitement sont passées d’un pré-diabète à une glycémie normale. Cet essai a également montré que les personnes traitées par le semaglutide présentaient des réductions plus importantes du tour de taille et de la pression artérielle par rapport au groupe placebo.

Il n’est pas nécessaire d’entrer dans la catégorie des poids normaux pour profiter des avantages de la perte de poids en matière de santé et de qualité de vie. Les personnes qui perdent du poids verront leur foie gras s’améliorer, elles ne souffriront peut-être plus d’apnée du sommeil, leur diabète pourra s’améliorer ou sera en rémission.

« Elles peuvent également voir leur arthrite s’améliorer et seront capables de marcher et de franchir des marches plus facilement. Certaines personnes qui ont besoin d’une prothèse du genou ou de la hanche mais ne peuvent pas en bénéficier parce qu’elles sont trop lourdes, peuvent maintenant y prétendre, et celles qui voulaient commencer un programme d’exercices peuvent maintenant le faire. », conclut Korner.

Cette recherche a été publiée dans The New England Journal of Medicine.

Source : Columbia University Irving Medical Center
Crédit photo : iStock

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